Le travail des enfants dans le monde

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1 code civil (1804) extraits.
Art. 213-Le mari doit protection à sa femme, la femme doit obéissance à son mari.
Art. 214-La femme est obligée d’habiter avec son mari et de le suivre partout où il juge bon de résider…
Art. 215- la femme ne peut ester en jugement sans l’autorisation de son mari…
Art. 217- La femme […] ne peut donner, aliéner, hypothéquer, acquérir, à titre gratuit ouonéreux, sans le concours du mari dans l’acte, ou son consentement par écrit.
Art. 229- Le mari pourra demander le divorce pour cause d’adultère de sa femme.
Art. 230- La femme pourra demander le divorce pour cause d’adultère de son mari, lorsqu’il aura tenu sa concubine dans la maison commune.
Art. 308- La femme contre laquelle la séparation de corps sera prononcée pour cause d’adultère, seracondamnée par le même jugement, et sur la réquisition du ministère public, à la réclusion dans une maison de correction, pendant un temps déterminé, qui ne pourra être moindre à 3 mois, ni excéder 2 années.
Art.372-L’enfant reste sous leur autorité jusqu’à sa majorité ou son émancipation.
Art.373- Le père seul exerce cette autorité durant le mariage.
Art. 1421- Le mari administre seul lesbiens de la communauté. Il peut les vendre, aliéner, hypothéquer sans le concours de sa femme.
Art.1428- Le mari a l’administration de tous les biens personnels de sa femme. Il peut exercer seul toutes les actions mobilières et possessoires qui appartiennent à sa femme. Il ne peut aliéner les immeubles personnels de sa femme sans son consentement.

2. Commentaire du code civil par MariaDeraismes, philosophe et féministe.
[Le code] en ce qui concerne la femme, n’est qu’une longue énumération des humiliations et des servitudes qu’elle est amenée à subir dans toutes les conditions de la vie. […] Épouse et mère, elle n’est autant dire rien. [Les démocrates] ont crée un universel à leur usage, universel sans précédent, universel de poche, laissant de côté la moitié de l’humanité. [….] Rienne se fera tant que le code ne sera pas modifié dans le sens de l’égalité des sexes.
Maria Deraismes, Conférences, 1869.

3 Lettre de Victor Hugo à Léon Richer.
A Monsieur Léon Richer,

Rédacteur en chef de « l’Avenir des femmes »

Paris, 8 juin 1872.

Monsieur,
Je m’associe du fond du cœur à votre utile manifestation (1).Depuis quarante ans, je plaide la grande cause sociale à laquelle vous vous dévouez noblement.
Il est douloureux de le dire : dans la civilisation actuelle, il y a une esclave. La loi a des euphémismes1 ; ce que j’appelle une esclave, elle l’appelle une mineure ; cette mineure selon la loi, cette esclave selon la réalité, c’est la femme. L’homme a chargé inégalement les deux plateaux du code, dontl’équilibre importe à la conscience humaine ; l’homme a fait verser tous les droits de son côté et tous les devoirs du côté de la femme. De là un trouble profond. De là la servitude de la femme. Dans votre législation telle qu’elle est, la femme ne possède pas, elle n’este pas en justice2, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n’est pas. Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’estlà un état violent : il faut qu’il cesse.[…]
Victor Hugo.
1) Léon Richer et Maria Deraismes organisèrent une campagne suffragiste en faveur des femmes en 1872, qui se solda par retentissant échec.

3 Du droit Politique des femmes, Hubertine Auclert, 1878

« Mesdames, il faut bien nous le dire, l'arme du vote sera pour nous ce qu'elle est pour l'homme, le seul moyen d'obtenir desréformes que nous désirons. Pendant que nous serons exclues de la vie civique, les hommes songeront à leurs intérêts plutôt qu'aux nôtres. Le prolétaire comprit cela, lorsqu’ en 1848 il revendiqua le suffrage comme le seul moyen de conquérir d'autres franchises.
Aimerions-nous moins la liberté que l'homme? Ne rougissons-nous pas de la situation qui nous est faite ? Nous sommes neuf millions de femmes...