Leibniz

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  • Publié le : 3 avril 2011
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z Leibniz, Gottfried Wilhelm
(1646-1716) |


Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716), philosophe et savant allemand, esprit encyclopédique, qui s'attacha dans les diverses branches du savoir à renouveler la question de l'infini et donna aux mathématiciens les bases du calcul «différentiel et intégral», aux logiciens les notions de «fonction» et de «caractéristique universelle», auxphilosophes le «principe de raison suffisante» et l'un des plus célèbres systèmes métaphysiques, la monadologie. 
Vie 
Né à Leipzig, Leibniz eut très jeune accès à la librairie de son père. Il étudia le grec et le latin, la théologie, la logique, la philosophie scolastique, et découvrit dès l'âge de quinze ans les philosophes et savants de son temps, Bacon, Galilée, Descartes, Hobbes, dont il chercha àréconcilier la pensée avec les principes de l'aristotélisme qui lui étaient enseignés. En 1661, il se tourna vers le droit. Il rédigea sa Thèse sur le principe d'individuation (1663) puis quitta sa ville natale pour étudier les mathématiques à Iéna. Il soutint en 1666 une thèse de doctorat en droit. Devenu, en 1670, conseiller de l'électeur de Mayence, il partit en 1672 pour une mission diplomatiqueà Paris, ce qui lui permit de rencontrer Malebranche, Antoine Arnauld, et de consulter les œuvres inédites de Pascal. 
En Angleterre, l'année suivante, il put lire des travaux de Newton. En 1676, il rencontra Spinoza en Hollande et devint en 1678 bibliothécaire de l'électeur de Hanovre, le futur GeorgeIer. Leibniz fut anobli par l'empereur germanique CharlesVI, en 1714. 
Esprit scientifique  Les travaux de Leibniz en mathématiques recoupèrent ceux de ses contemporains. Il parvint, comme Newton, mais par d'autres moyens, à fixer les bases du calcul infinitésimal. Il réalisa également, sur le modèle de Pascal, une machine à calculer qui pouvait effectuer des multiplications, des divisions, et extraire les racines carrées. De ses recherches mathématiques Leibniz tira une de sesintuitions fondamentales, selon laquelle l'exercice de la raison était indissociable du calcul, parce qu'il y avait une analogie entre l'infini mathématique et les vérités universelles. 
Dès son premier ouvrage consacré aux mathématiques, De Arte Combinatoria (1666), il avait établi que l'usage du nombre supposait une pensée capable de faire abstraction des qualités propres aux unités qui le composaient,pour en former de nouvelles, qui pouvaient à leur tour se combiner. Fondée sur le «principe de continuité» qui garantit que l'on peut toujours trouver, entre deux états, une série d'intermédiaires pour rendre compte du passage de l'un à l'autre, la pensée de Leibniz se donna pour objectif de trouver un langage qui, sur le modèle des mathématiques, est capable de formaliser l'infinité des données.Il nomma ce langage «caractéristique universelle», censé retrouver l'unité mythique de la langue d'avant Babel et parvenir, par la définition de règles de transformations, à ramener toutes les formes de réflexion à des calculs vérifiables par tous. 
Leibniz n'a pas limité ses recherches aux sciences formelles. Chargé en 1680 par le duc de Brunswick de rédiger une histoire de sa famille, il tirade ses observations et lectures l'idée de faire précéder l'histoire des ancêtres du duc d'une introduction grandiose retraçant l'histoire de leur peuple, de leur langue et de leur terre. De ce projet naquit une description géologique, le Protogaea (1692), qui traitait de l'aspect primitif de la terre et proposait une explication des différents phénomènes physiques observables sur les paysages dontil faisait l'histoire. Dans la réflexion qu'il consacra aux langues, Leibniz exposa une théorie «monogénétiste», en vertu de laquelle toutes les langues ont une origine commune. Conscient de ne pouvoir atteindre une connaissance complète des origines, il poursuivit cependant son programme de recherches, car il croyait à l'avancée progressive du savoir, dont il entendait donner un «exemple...
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