Les antiquites de rome, sonnet xiv, du bellay

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  • Publié le : 7 octobre 2010
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L'amphitheatre Flavien, appele aussi Colisee en souvenir de la statue colossale de Neron qui le jouxtait, servait de carrriere de pierre aux Romains... La Ville a ete mise a sac par les troupes imperiales un quart de siecle avant la venue de du Bellay... De nombreux elements etaient donc susceptibles de troubler le poete admirateur de l'antiquite.
Dans son recueil, les Antiquites de Rome, DuBellay exprime une admiration teintee de nostalgie deant les ruines de l'antique cite. Le passe ne lui semble ps respecte a sa juste valeur. Toutefois, nous pourons nous demander en quoi ce peme repond aux principes humanistes.
Dans le sommet XIV de son oeuvre, essentiellement construit sur un systeme d'analogie et par resonnance, Du Bellay s'indigne du sort reserve a ceux aui dominaient Jadis lemonde. D'autre part, son ecriture met en pratique sa theorie de l'innutrition, censee donnee une nouvelle dimension a la langue francaise.

En quoi le poeme de Du Bellay repond-il aux principes humanistes ?

L'image du 'torrent' impetueux, personnifie sur tout un hemistiche come 'roi de la plaine', rappelle la puissance de l'empire romain : le verbe ''ravir' n'est pas sans rappeler labrutalite des armees romaines et leurs ravages dans les pays conquis ; les deux periphrases du vers 4, 'lespoir du laboureur et l'espoir du berger", designent les recoltes et les troupeux, deux symboles de l'activite humaine : Les peuples conquis ont ete soumis a Rome comme les hommes de labeur sont soumis aux forces de la nature : le caractere implacable de cette force torrentueuse est souligne dansce preier quatrain par l'imparfait du vers 2, ' soulait' aui marque par sa valeur durative et son aspect repetitif l'exercice permanent de ce pouvoir. Cette idee est renforcee egalement par la longueur de la proposition relative qui occupe trois vers au rythme regulier (6/6), l'oxymore 'fuite hautaine' attitude souveraine, fuite d'un conquerant, et les alliterations en R du vers 4 (espoir,laboureur, espoir, berger).
-l'image du 'lion' occupe tout le deuxieme quatrain. l'Adjectif antepose 'courageux' et la dierese sur le nom (li-on) souligne la majeste d l'evocation.
- L'allusion a "Hector" fait resurgir dans l'imaginaire du lecteur un celebre heros troyen, fils du roi Priam.
- La 'gloire" de Rome est enfin rappelee par les 'triomphes' au cours desquels les chefs ennemisprisonniers etaient traines derriere le char du general declare 'imperator' le long de la Voie Sacree qui montait au Capitole ; l'inversion du vers 12 met en valeur la 'gloire' apres la cesure.

Apres une comparaison empruntee a la nature, le deuxieme quatrain nous fait passe du 'roi de la plaine' au roi des animaux : le premier tercet introduit une image humaine celle d'un fils de roi. Ces troiscomparaisons sont de plus en plus fortes et le fait de terminer par une comparaison avec Hector, assimile Rome a une personne, un etre encore plus proche de nous : le lecteur sera d'autant plus sensible au sort reserve a Rome.
- Mais si la force du 'torrent' occupe trois vers, cellle du 'lion' ne prend plus qu'un seul hemistiche et il suffit d'un mot pour parler d'Hector. La reduction progressive desimages mime la decadence fatale de la force.

Le rappel de la puissance romaine a surtout pour effet de denoncer, par constraste l'attitude de ceux qui osent s'en prendre a Rome, Leur effronterie, leur lachete sont a la mesure de cette 'gloire' passee. Le verbe 'osent'place par l'inversion en tete du dernier vers souligne ce bouleversement de l'histoire : le sujet postpose "vaincus", sonopposition a la cesure avec le complement "vainqueurs" revelent l'incongruite de cette attitude : ce rapprochement contre nature souligne l'audace des faibles, de meme que le jeu etymologique entre 'audace' et 'osent' qui souligne l'effronterie. La poltronnerie de ceux qui viennent ' provoquer' un ennemi "gisant' sans defense sur le sable de 'l'arene' est soulignee par la dierese de l'adjectif...
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