Les aspect economiques de la politique de sante publique en france

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  • Publié le : 7 mai 2011
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LA POLITIQUE DE SANTE

|LES ASPECT ECONOMIQUES DE LA POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE EN FRANCE |

A) Comment est financée la couverture maladie?
Le rôle principal dans l'administration du système de santé revient à l'Etat, garant de l'intérêt public et de l'amélioration de l'état sanitaire de la population. L'Etatintervient parfois directement dans la production ou le financement des soins. Il exerce un contrôle sur les relations entre institutions de financements, professionnels et malades au nom des impératifs sanitaires et économiques généraux.

L’organisation de la couverture maladie
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Actuellement, la totalité de la population est protégée par l'assurance maladie, le plus souvent sur unebase professionnelle ou familiale. Les chômeurs ont également accès à la protection sociale en matière de maladie. La couverture maladie universelle permet aux plus démunis de bénéficier d’une prise en charge financière de leurs soins. En pratique, la CMU couvre deux catégories de bénéficiaires :
les personnes dépourvues de tout droit à l'assurance maladie ou ayant épuisé leurs droits à l'assurancemaladie,
les personnes disposant d'une couverture santé par l'Assurance Maladie, mais dont les faibles ressources ne leur permettent pas d'acquérir une complémentaire santé. On parle alors de CMU complémentaire (CMUC).
En 2008, la CMU couvrait environ 5,5 millions de personnes, dont plus des 3/4 au titre de la CMUC (environ 4,2 millions de bénéficiaires en 2008).

Le cout de la santé Aujourd’hui, la France consacre 11,4% de son PIB à la santé, un des plus fort taux observés en Europe.
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Les dépenses de santé
La protection sociale contre les risques financiers liés à la maladie est assurée principalement par l'assurance maladie, branche de la Sécurité sociale, dispositif de type légal sous tutelle de l'Etat. Les organismes mutualistes ou les assurances privées offrent, parailleurs, une protection complémentaire.
Du fait des règles de la prise en charge financière des soins, l'assurance maladie joue un rôle prédominant dans le financement des soins médicaux. Elle prend en charge 75,5 % des dépenses de santé.
L'Etat et les collectivités locales interviennent pour 1,3% seulement.
Comme pour l’ensemble de la protection sociale complémentaire (prévoyance, santé etretraite), les garanties complémentaires santé peuvent être proposées par une mutuelle (qui couvrent aujourd'hui près de 40 millions de personnes), une société d’assurance ou une institution de prévoyance (sachant que ces dernières sont des organismes dédiés aux contrats collectifs négociés dans l’entreprise). Ces trois acteurs sont désormais associés à la gestion de l’assurance maladie par le biaisde l'Union nationale des organismes d'assurances maladie complémentaires (UNOCAM) et couvrent ainsi 13,7% des dépenses courantes de soins et de bien médicaux en France en 2008.Les mutuelles financent 7,7 %, les assurances privées 3,5 %, les institutions de prévoyance 2,5 %.
Il reste aux ménages à financer par eux-mêmes 9,4 %.
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Les dépenses par habitant

En 2008, pour la santé d’unrésident français, l’Etat a dépensé en moyenne 3177,38€. Par ailleurs, ces dépenses ont plus que doublé (x 2,16) entre 2001 (1472,23€ dépensés en moyenne par habitant) et 2008.

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B) Qu’en est-il du déficit de la sécurité sociale en France?

Le budget de la sécurité sociale

En 2005, le budget de la Sécurité sociale, c'est-à-dire le montant des dépenses toutes branchesconfondues, a été de 265,5 milliards d'euros pour le régime général et de 363,7 milliards d'euros (soit environ un cinquième du PIB de la France: 1780 milliards d'euros) pour l'ensemble des régimes obligatoires de base. A titre de comparaison, le budget de l'État français se montait à 288,8 milliards d'euros de dépenses la même année. La ventilation par branches était la suivante pour le régime...
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