Les centres educatifs fermes

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  • Publié le : 14 août 2011
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L'apparition des centres fermés .Pendant longtemps la prise en charge des mineurs délinquants et leur éducation étaient contraignantes car elles étaient associées à l'enfermement et ceux qui en découlent c'est à dire la discipline et l'ordre .Cela débuta en 1836 avec la maison d’éducation de la petite roquette, véritable prison pour mineurs destinée à accueillir les délinquants et lesvagabonds soumis au régime de l'encellulement de nuit puis intégral .Dans cet établissement l’éducation se faisait par une instruction scolaire et religieuse mais aussi la discipline .Cette expérience se poursuivie avec l'instauration des colonies pénitentiaires agricoles qui deviendront les maisons de l’éducation surveillée qualifiées de maison de correction dans lesquelles hors de tout projetvéritablement éducatif , la rééducation du mineur était marquée par l'ordre et la discipline .
Très vite ces institutions vont alors être confrontées à de nombreux incidents , révoltes comme celle de la maison d’éducation de Belle -île – en- Mer où à la suite d'un incident mineur va débuter une vrai chasse à l'enfant .Incident qui conduit l'opinion à découvrir ces « bagnes d'enfants » . Une opinionqui s’émeut d'autant qu'à cette époque la délinquance juvénile est basse et ne fait pas peur . Ces incidents combinés à des campagnes contre les bagnes d'enfants vont conduire à la fermeture de ces institutions fermés marquée plus par volonté ou la voie éducative est marquée par la surveillance et la discipline . Cette conception va évoluer avec l'adoption de l'ordonnance du 2 février 1945L’avènement de l’éducation .En effet, l'ordonnance du 2 février 1945 va être adoptée reposant sur une nouvelle conception du mineur délinquant considéré comme une victime .Elle consacre ainsi la notion d’éducabilité du mineur et accorde la primauté à l’éducation mettant fin à la confusion qui existait jusque là entre celle -ci et la mesure pénale .Cette ordonnance fut assortie de mesuress'inscrivant dans cette optique d’éducation du mineur . Ainsi va être créée au sein du ministère de la justice d'une nouvelle direction autonome destinée à s'occuper des mineurs délinquants à la place de l'administration pénitentiaire : l'éducation surveillée. Avec elle (l’éducation surveillée )vont être mis en place les premières réponses institutionnelles destinées à la rééducation du mineur .Ainsi sont créées les institutions publiques de l’éducation surveillée , installées le plus souvent dans les anciennes colonies pénitentiaires agricoles dont on a rasé les murs. Elles ont vocation à accueillir environ 200 jeunes délinquants placés par le juge des enfants dans l'objectif d'une formation professionnelle mais aussi d'une socialisation par une vie de groupe animée par des éducateurs .Toutefois subsistent des internats correctifs destinés mineurs condamnés et les indisciplinés des IPES dans un objectif plus basé sur la contrainte , le redressement que l’éducation . Les quartiers cellulaires n'ont pas été détruit , les murs sont toujours présents . Les éducateurs ont seulement dans le cadre de ces internats remplacé le personnel pénitentiaire . Cependant , ne s'inscrivantpas dans des les nouvelles orientations de l’éducation surveillées , ils seront fermés en 1951. A partir de cette date, l’éducation surveillée ne recevra plus des mineurs condamnés à des peines de prison, mais seulement ceux faisant l’objet de mesures d’éducation. On est dans l’esprit de l’ordonnance de 1945 : la peine de prison relève de l’administration pénitentiaire, et la mesure éducative del’éducation surveillée. Mais l’éducation surveillée va se préoccuper du cas du problème des mineurs récidivistes et récalcitrants aux IPES et décide par un décret du 12 avril 1952 d'ouvrir deux institutions spéciales (ISES), des prisons désaffectées dont on scie les barreaux. Chaque établissement reçoit 15 à 20 mineurs , pour une durée de six mois et dont la prise en charge repose sur...
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