Les classiques

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  • Publié le : 29 mai 2010
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L’économie politique classique est née avec la société industrielle. La publication en 1776,
par Adam Smith, de Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, est contemporainedes différents perfectionnements de la machine à vapeur de Watt, symbolisant le point de départ de la
première révolution industrielle. Cette oeuvre est aussi l’aboutissement d’un long mouvementd’idées au
XVIII siècle (siècle des lumières), connu sous le nom de philosophie de l’ordre naturel, et à la base de
l’idéologie du libéralisme économique.
Si 1776 est une date importante pour la scienceéconomique moderne, les années 1870-1874 ne le sont
pas moins, car le classicisme légué par Adam Smith évolue grâce à la technique du calcul à la marge et la
théorie de l’utilité. Le termenéoclassiques, parmi lesquels on trouve Menger (Ecole de Vienne), Walras
(Lausanne) et Jevons (Cambridge), désigne des économistes qui travaillent dans le champs économique
de l’équilibre général indépendammentde leur idéologie respective (Walras se disait socialiste).
I. LES CLASSIQUES
1° Les postulats de la pensée libérale reposent sur le modèle de l’Homo-oeconomicus
- L’individu est un être rationnel,il est le seul capable de juger et de décider ce qui est bon pour lui.
L’interventionnisme de l’Etat, même à but louable, est donc pervers dans ses conséquences.
- Chaque individu poursuit sonintérêt particulier (utilitarisme) par la maximisation des satisfactions et la
minimisation de l’effort (hédonisme). Ce postulat « smithien » a été précisé par Jeremy Bentham et la
théorie néoclassique(marginalisme) avec la plus grande netteté.
Dérivé de l’ordre naturel, le modèle de l’homo oeconomicus justifie en retour le libéralisme
économique. La recherche de l’intérêt individuel permet deréaliser l’intérêt général car il existe une
main invisible (le marché) qui guide les passions individuelles vers le bien de tous : « Nous n’attendons
pas notre dîner de la bienveillance de...
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