Les franco-ontariens en voie d'extinction?

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  • Publié le : 24 novembre 2010
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Partout dans le monde, des majorités naissent et se développent. Pour ceux qui ne font pas partie de ces groupes majoritaires, ils se glissent dans les minorités. Ainsi pour illustrer une minorité, les franco-ontariens apparaissent. Un peuple à la personnalité dynamique qui ne sait trop où donner de la tête. Le bonheur est dans l’oubli, une réplique aux mille et un sens. Pour lesfranco-ontariens, cette réplique les unit. Cependant, la signification diffère en raison des directions distinctes que prennent les français de l’Ontario, une fois la vérité connue. Normalement, les gens de ce peuple se rangent vers l’une de ces trois positions communes. D’abord, les franco-ontariens peuvent se mettre à l’abri de cette minorité en optant pour la majorité québécoise. Sinon, ils peuvent sesoumettre aux anglais de l’Ontario et ainsi être assimilés. Enfin, d’autres restent coincés entre ces deux majorités et tentent de s’affirmer en tant qu’un français de l’Ontario. Cependant, Ils peuvent tous dire que le bonheur est dans l’oubli, tout en s’expliquant différemment.

Naître de familles franco-ontariennes (autrefois appelées canadiennes françaises) fait en sorte d’en tirer desorigines particulières et se prononcer en tant que franco-ontarien. Même s’ils peuvent sembler tous pareils, c’est la personnalité qui en fait la différence. Ainsi, le sentiment de la peur peut prédominer; une peur qui peut s’expliquer en partie au fait de ne pas pouvoir s’exprimer pleinement en français en Ontario.
Certains se tournent alors vers l’accessible; le Québec. Le franco-ontarien DanielPoliquin - l’auteur de l’écureuil noir - s’exprime sur le Québec. « Et c’est ça la réalité au Québec : les québécois sont indépendants et ils ont déjà un pays à eux. » (Comme les autres, et… différents, p. 3) Pour M. Poliquin, il s’attarde à dire que là-bas, tout est plus facile. Le français est majoritaire. Également, les québécois n’auront pas besoin de se battre pour garder leur langue. DanielPoliquin a aussi expliqué ce fait. « (…) c’est que si j’allais vivre au Québec, il me semble que je perdrais ma combativité naturelle, qui trouve amplement à s’exprimer ici » (Comme les autres, et… différents, p. 2) Pour lui, il préfère rester en milieu minoritaire et militer pour ses droits francophones en Ontario au lieu d’aller au Québec, en milieu majoritaire, où tout lui serait donné.Pour ces franco-ontariens qui deviennent des québécois, ils perçoivent le bonheur dans l’oubli d’une certaine façon. Ils croient qu’ils ne peuvent pas s’exprimer suffisamment en français comme leurs ancêtres pouvaient le faire auparavant. Donc, ils optent pour l’aisance linguistique. Alors, ils l’obtiennent en s’installant au sein d’une majorité francophone. Ceux-ci croient que le bonheur dansl’oubli se prononce en fonction des choix qu’ils font concernant leur mutation géographique. Pour eux le bonheur c’est de s’exprimer en français, tout simplement. Lorsqu’ils se rendent compte que le bonheur se retrouve à un simple changement de province, ceux-ci affirment alors que le bonheur en Ontario est dans l’oubli et que leur bonheur de parler en français se retrouve au Québec. Cesfranco-ontariens métamorphosés n’éprouveront pas le désir d’avoir la devise « Je me souviens » puisqu’ils auront vécu un moment de leur vie la situation d’un franco-ontarien. Selon eux, leur bonheur (de parler français) est dans l’oubli. Ils n’ont pas toujours été québécois pour ainsi dire qu’ils se souviennent.

Une autre direction que les franco-ontariens peuvent adhérer à suivre sont les anglophones del’Ontario. Avec leur conscience coupable ainsi que la forte pression des anglais, ceux-ci finissent par être assimilés. L’écureuil noir est un roman qui décrit parfaitement cette situation que certains francophones décident de suivre. Les thèmes tels que la conformité ainsi que la conscience coupable retiennent ces gens-là. Pour ce qui est de la conscience coupable, ce roman livre les...
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