Les grands chez pascal

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  • Publié le : 24 mai 2010
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Grands et grands personnages dans les Pensées de Pascal.

Les Pensées sont un recueil de fragments laissés à sa mort par Pascal Blaise, ancien mathématicien et physicien habitué aux milieux mondains qui voua ses dernières années à l'austérité et à la religion. Son expérience des milieux mondains et de sa proximité avec de grands personnages lui permit d'en faire mention dans son oeuvreinachevée, comme nous allons le voir dans une étude des Pensée en trois temps: Nous analyserons dans un premier temps les critiques que fait Pascal à l'encontre des Grands, avant les exemples qu'il utilise pour illustrer ses critiques. Et enfin, dans une troisième partie, nous nous demanderons si tout compte fait, selon Pascal, il faut honorer ou pas les grands.

Nous allons donc voir quelle critiquePascal fait des grands personnages. Il est bon de noter tout d'abord que Pascal considère les grands emplois comme de simples divertissements, et il nous dresse une énumération de ces grands emplois: Roi, surintendant, chancelier, président. Au même titre que « la discussion des femmes », l'homme « se divertit » en travaillant, car cela lui permet d'oublier sa « condition faible et mortelle ». Cesgrands emplois ne sont donc que de simples divertissements, « les grands » sont des hommes comme tout le monde: Le roi cour après une balle ou un lièvre pour se divertir, au même titre que n'importe qui. De plus c'est le pur hasard de la naissance qui fait le roi, il n'est donc ni plus ni moins qu'un autre homme. Après avoir rabaissé ces grands personnages à la hauteur de n'importe quel homme,Pascal fini par critiquer la vanité de leurs fonctions, car l'homme se trompe. Il se trompe sur le respect et la terreur dus aux roi, l'on croit que la force vient d'eux mêmes, or elle vient de la coutume, qui n'est pas fondée sur la raison. C'est donc quelque chose de tout à fait irrationnel que de respecter un Roi, selon Pascal, avant de préciser que le Roi possède la force, l'armée, qui force lepeuple au respect. Mais la puissance du Roi est vaine, vide, car elle repose sur la folie du peuple, et non sur le roi lui même, là où la justice, qui ne peut s'affirmer sans la force, repose sur la fantaisie: les juges, magistrats, et même médecins, frappent l'imagination de leurs broderies de soie, de leurs habits riches qui le rendent importants. Or ce n'est qu'illusion, car la justice estvaine: « vérité au deçà des Pyrénées, erreur au delà. » Le Roi n'a que faire de tout cela, car il a la force, et c'est sur la force que la justice repose: « ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. », il faut donc respecter les lois pour que le système fonctionne. Pour illustrer ses propos Pascal utilise de nombreux exemples qu'il serait intéressantd'analyser.
Très ingénieusement Pascal utilise l'exemple du Roi à fortiori: Si le roi s'ennuie, alors tout homme s'ennuie. Or il propose de faire l'expérience de laisser un roi seul, sans personne pour le distraire, en supposant d'abord que le titre de roi devrait suffire à pourvoir à son bonheur. Force est de constater que ce n'est pas le cas: « Un roi sans divertissement est un homme plein demisère. » Il en est donc de même pour tout homme. Le roi n'est bien de plus qu'un homme qui a besoin de divertissement. Ensuite pour marquer la bassesse des grands il précise ses exemple: les magistrats sont comparés à des chant-fourrés du fait de leurs atours outrecuidants qui frappent l'imagination et nous mettent en bonne posture pour les écouter, alors que ce magistrat à la vieillesse vénérable etreconnu, s'il venait à entrer avec une voix enrouée, un tour de visage bizarre, mal rasé et barbouillé, l'on peut parier la perte de sa gravité. Cet exemple commence par des éloges à l'encontre du magistrat, pour mieux le rabaisser à force de précisions millimétrées, procédé renforçant la vanité de la magistrature, et donc de tout grand se parant d'atours pour en imposer. Ce qui, comme nous...
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