Les menines

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  • Publié le : 30 décembre 2010
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Les Ménines ( en espagnol : Las Meninas, les demoiselles d'honneur), également connu sous l'appellation La famille de Philipe IV, est l'un des portraits les plus célèbres de Diego Vélazquez. Il a été peint en 1656. Le tableau est présenté au Musée du Prado deMadrid. La composition complexe et énigmatique de la toile interroge le lien entre réalité et illusion et crée une relation incertaine entrecelui qui regarde la toile et les personnages qui y sont dépeints. Cette complexité a été la source de nombreuses analyses qui font de cette toile l'une des plus commentées de l'histoire de la peinture occidentale.

Ce tableau dépeint une grande pièce du palais de l’Alcazar de Madrid du roi Philippe IV d’Espagne dans laquelle se trouvent plusieurs personnages de la cour. La jeune infanteMarguerite-Thérèse est entourée de demoiselles d'honneur, d'un chaperon, d'un garde du corps, de deux nains et d'un chien. Derrière eux Vélazquez se représente lui-même en train de peindre, regardant au-delà la peinture, comme s'il regardait directement l'observateur de la toile. Un miroir à l'arrière plan réfléchit les images de la reine et du roi en train d'être peints par Vélazquez. Par le jeu demiroir le couple royal semble être placé hors de la peinture, à l'endroit même où un observateur se placerait pour voir celle-ci. Au fond Nieto Velázquez, un possible parent du peintre, apparaît à contre jour, comme une silhouette, sur une courte volée de marches tenant d'une main un rideau qui s'ouvre sur un incertain mur ou espace vide.

Entrée au service de Philippe IV en tant que peintreofficiel du roi en 1623.
Quand il peint les Ménines en 1656-1657 il est au service du roi Philippe IV depuis 33 ans.

En 1734 la toile a été endommagée par le feu qui a détruit l'Alcazar Royal de Madrid et a été restaurée par le peintre de la cour Juan García de Miranda (1677–1749)

Au centre, à l'avant-plan, se tient l'infante Marguerite-Thérèse alors âgée de 5 ans. Elle est accompagnée de deuxdemoiselles d'honneur: doña Isabel de Velasco, qui fait la révérence derrière la princesse, et doña María Agustina Sarmiento de Sotomayor, à genoux devant, en train de présenter un plateau en or avec un verre rouge posé dessus. À la droite se tiennent deux nains: l'allemande Maribarbola (de son vrai nom Maria Barbola), et l'italien, Nicolas Pertusato, qui s'amuse à essayer de réveiller le chien avecson pied. Derrière eux se tiennent doña Marcela de Ulloa, la chaperonne de la princesse, habillée en deuil et discutant avec un garde du corps non identifié. Il semblerait que ce personnage non identifié soit Diego Ruiz de Azcona.

À l'arrière droit se tient Don José Nieto Velázquez, chef des ateliers de la tapisserie royale, et un possible parent du peintre. Nieto est montré prenant une pause,son genou droit replié, ses deux pieds sur des marches distinctes. On ne peut vraiment savoir s'il est en train de sortir ou de rentrer. L'éclairage à contre-jour et la porte ouverte révèlent l'espace derrière Nieto. Le seul point de fuite de la perspective est derrière cette porte comme on peut le voir en prolongeant les lignes du plafond et du sol sur la droite. La réflexion du couple royaldans le miroir pousse dans l'autre sens, vers l'avant ou l'extérieur du tableau où se trouve le spectateur. Seul le roi et la reine, qui partagent le point de vue du spectateur, voient Nieto qui n'est pas vu des autres personnages du tableau.

Vélazquez se peint lui-même à la gauche de la scène, regardant vers l’extérieur au-delà d'un large canevas soutenu par un chevalet. Sur sa poitrine setrouve la croix rouge de l'ordre de Santiago, ordre qu'il ne recevra pas avant 1659 trois ans après que la toile fut complétée. Selon Palomino (1724), Philippe IV a ordonné que cette croix soit ajoutée sur la toile à la mort de Vélazquez et "certain disent que le roi l'a peinte lui-même". Un miroir sur le mur du fond réfléchit les bustes du roi Philippe IV et de la reine Mariana. L'interprétation la...
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