Les passions et la sagesse

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  • Publié le : 15 mai 2010
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Alain, Les passions et la sagesse

Dans Les passions et la sagesse, Alain montre que les crimes fanatiques sont le résultat de pensées fanatiques.
En insistant sur l’exemple des crimes fanatiques, Alain montre que tout engagement relève d’une réflexion c'est-à-dire qu’un engagement est prémédité.
Dans une première partie, Alain s’intéresse aux actes des fanatiques. Lescrimes des fanatiques sont la conséquence de pensées fanatiques, de la perversion d’une idée : ils s’enferment dans la religion, la justice, la liberté.
Dans une seconde partie, il semble démentir sa première idée et tend à penser qu’il existe une pensée raidie mais que celles-ci ne sont pas des pensées.


A travers la troisième personne du singulier, Alain s’exprime sur ceux quis’enferment dans le temple de ce qu’ils considèrent être la vérité révélée par Dieu à ceux qu’il a choisi. Cette vérité, le fanatique croit la posséder au point que le doute ne saurait s’exercer. En réalité c’est lui qui est possédé, qui souffre d’une passion. Selon le regard qu’ils portent sur eux, la façon dont ils se jugent, les fanatiques veulent être considérés comme quelqu’un qui mérite d’être estimé.En effet, suite à « une idée, une religion, une liberté », les fanatiques s’engagent et veulent donc être reconnus. Il y a de l’engagement dans le fait de risquer sa vie pour une doctrine, quelle qu’elle soit. Ils respectent des croyances qui sont les leurs et qu’ils pensent que ce sont les meilleures. Il y a en cela, une certaine forme d’ethnocentrisme. On ressent une certaine forme de respect,d’admiration mais qui reste secrète car on n’ose pas l’exprimer, pour ces gens qui s’engagent au point de risquer leurs vies. Tout les hommes, ces êtres qui peuvent souffrir physiquement et moralement et qui le plus souvent, ne cherche qu’à se protéger : ils défendent faiblement ce qui leur semble vrai et ce qui leur semble juste. En somme, on préfère se contenter de l’injustice et attendre. Peude gens agissent. Or ce n’est ni sur les mots, ni sur les paroles, ni sur les pensées que l’on juge mais sur les actes. Alain considère qu’ils ne sont capables de décider et d’exécuter qu’une seule partie seulement car la volonté pleinement humaine exige l’intelligence et la délibération. En somme l’exercice du doute.
Pour Alain, le problème n’est pas de risquer sa vie mais de savoir ce que l’onpense. Du point de vue de la pensée, Alain ne trouve rien d’admirable : il ne trouve qu’une passion aveugle
L’auteur marque une nouvelle opposition avec le « mais » de la 8ème ligne. Cette opposition n’est plus entre la pensée fanatique qui pousse à l’acte mais à l’intérieure de la pensée elle-même. En effet, Alain distingue « une pensée raidie, qui ne voit qu’un côté », c'est-à-dire que lespensées des fanatiques ne voient que le pour, l’affirmation ; elles sont donc fermées au doute : ce sont des pensées monodéïstes. Or il considère ce type de pensée comme n’étant pas une réalité car la pensée du fanatique n’a pas les caractères essentiels de la pensée tels que la souplesse, la liberté, le souci de peser le pour et le contre, de viser à l’universel qui sera partagé par les autres.Alain considère que les pensées fanatiques savent user des peurs et des désirs pour manipuler. Elles les dirigent. Mais elles ne sont pas à la source de ce qu’elles affirment. Elles sont emportées par la passion. Les pensées fanatiques « ne cherchent pas cette libre réflexion » qui n’est pas la liberté dont l’exercice permet de persuader mais si l’on veut persuader il ne faut pas forcer. C’estexactement ce que vient de faire l’auteur en exerçant sa libre réflexion qui nous conduit sur des chemins de pensées qui nous amènent à prendre position sur la question du fanatisme. Dans sa dernière phrase, Alain fait un bilan en forme de conclusion. Il tire une conséquence de ce qu’il vient de dire qui disqualifient le comportement des fanatiques et de ce qu’ils « pensent ».

Dans Les passions...
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