Madame bovary

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  • Publié le : 21 avril 2011
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« Madame Bovary », Gustave Flaubert.



Questions :

1°) L’expression « rigidité monacale » nous apprend que Madame Leroux est complètement dépassée par cet évènement. Elle ne sait que faire et préfère rester immobile.
L’adjectif monacal qualifie la vie des moines, vouée à Dieu, stricte et droite.
La  protagoniste est donc paralysé devant cette foule. Cela nousmontre qu’elle n’est pas dans son milieu, elle est timide et craintive. Elle semble même isolée.

2°) les deux expressions qui révèlent la présence du narrateur dans le texte sont :
Ligne 1 : On vit s’avancer sur l’estrade » avec l’utilisation du pronom personnel on.
Et ligne 16 : «  Elle demeurait toute immobile ».

3°) D’abord la focalisation du narrateur est interne, car il connait lessentiments du personnage, le lecteur voit et ressent, ce que le personnage voit et ressent.
« intérieurement» illustre parfaitement cette idée.
Or on peut aussi dire que le point de vue est externe. Le narrateur montre le personnage de l’extérieur, le lecteur n’accède pas à ses pensées. Il ne peut donc le connaître que par ses actes. Par exemple « effarouché ».
Pour ainsi dire, ce passage nerévèle pas toutes les pensées de madame Leroux.
Ses sentiments face à cet évènement ne sont pas vraiment montrés.

Commentaire :

Le roman « Madame Bovary » fut écrit en 1857 par le célèbre romancier réaliste, Gustave Flaubert. Il raconte la vie d’Emma Bovary, fille d’un riche fermier, qui souhaiterait fréquentée la bourgeoisie et sa vie mondaine.
L’auteur évoque lors d’un passage du texte,la distinction du mérite d’une vieille fermière, Catherine Nicaise- Elizabeth Leroux, lors des comices agricoles.
Elle recevra alors vingt-cinq francs pour cinquante quatre ans de travail.
Gustave Flaubert nous décrit la réaction de Madame Leroux face à cet évènement.
Il conviendrait, d’étudier le réalisme de la description, puis se pencher sur son aspect symbolique.

La description dela fermière est particulièrement réaliste, et elle permet au lecteur de s’imaginer parfaitement la scène.
Le portrait de Madame Leroux est structuré afin de décrire d’abord ses vêtements, puis son aspect physique.
On peut relever le champ lexical de l’habit, « vêtements, galoches de bois, tablier, béguin, manches, camisole », et ensuite le champ lexical de l’ampleur « grosses, grand,dépassait ».
De ce fait le lecteur, a vraiment la sensation, que la vielle femme, parait recroquevillée, et avalée dans ses vêtements, cette idée est parfaitement illustrée par : « paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements ». Elle semble petite et insignifiante face à cette foule.
Par ailleurs, l’auteur a decrît sa tenue avec tous les stéréotypes des fermiers, « les galoches de bois, lacamisole rouge, le tablier bleu, le béguin », et avec un champ lexical de la pauvreté « pauvres vêtements, béguin sans bordures ». Cela replace Catherine Leroux dans son rang social, et la rend grotesque devant l’attroupement des bourgeois.
De plus, Flaubert s’est penché sur la description physique de la vielle fermière. Le lecteur éprouve de la pitié devant cette représentation, si réaliste. Ilressent la pénibilité et les stigmates, de ces cinquante-quatre années de servitude.
La profession manuelle de Madame Leroux, est traduite par une description de ses mains.
« Ses mains sont longues, aux articulations noueuses », renvoie à des mains, sèches et crochues. On remarque une énumération ligne 7, des matériaux qu’elle utilise, de façon fréquente, puis ensuite une accumulation ligne 8 desdouleurs que ses mains ont endurées. Cet effet de style met en valeur, la difficulté de ses tâches quotidiennes.
L’auteur décrit également le visage de la vieille fermière, il le compare à « une pomme de reinette flétrie » ce qui suggère un visage couvert de rides, et renvoie au lecteur une image d’elle très usée .
Pour finir, il détaille l’expression de son visage, « d’une rigidité...
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