Maladies infantiles

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  • Publié le : 30 mars 2011
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L'image du corps : c'est l'image que nous nous faisons de notre corps, à l'état statique ou à l'état dynamique, fondée sur des données sensorielles intéroceptives (viscérales), proprioceptives (muscles, articulations) et extéroceptives (surface). Cette image est constamment remaniée suivant les expériences, mais la globalité du corps n'est pleinement ressentie qu'après 6 ans (accès au dossier"petite enfance").

Les composants du schéma corporel

Il y a 3 schémas corporels.

1. Schéma corporel tridimensionnel (éveillé, conscient, adulte) où l'on perçoit le corps solide, entier et achevé, et dont le moyen d'organisation est la main. Elle permet d'évaluer les distances entre le corps et les frontières.
2. Schéma corporel viscéral. Le moyen d'organisation est la langue, seulepartie interne que l'on maîtrise à un tel niveau. C'est l'organe et le lieu des fantasmes oraux.
3. Schéma corporel intermédiaire. Zone frontière entre le schéma viscéral et le schéma tridimensionnel. Se retrouve dans les rêves (accès au dossier "rêve"), dans les phénomènes de dépersonnalisation comme le vécu psychotique par exemple (accès au dossier "psychose: définition, pathologie et soin").Comment se constitue le schéma corporel ?

De la naissance à l'oralité (accès au dossier "naissance"): à travers les zones privilégiées d'investissement libidinal (les zones érogènes).
Phénomènes d'identification: l'image de notre corps se constitue par identification au corps de l'autre.

Stade du miroir

• Entre 4 et 6 mois: si on place l'enfant devant un miroir, il ne se reconnaîtpas. L'être en face de lui a sa réalité propre.
• Entre 6 et 8 mois: il découvre que l'autre n'est qu'une image et non un être réel. C'est un leurre. L'enfant passe alors du réel à l'imaginaire.
• Vers 1 an: il comprend que l'image du miroir, c'est son propre corps. Il se perçoit comme un tout et aussi comme extériorité. C'est la première fois qu'il voit son corps en entier. Il s'identifie àl'image réfléchie. C'est la mère qui, le regardant dans la glace en lui disant: "c'est toi, là !", lui ouvre la voie de l'identification à l'image. L'enfant perçoit bien l'admiration de l'image de la mère pour son image à lui. Il y perçoit aussi du désir.
Cette image, pour l'enfant, c'est son Moi (accès au dossier "le Moi"), car c'est par le regard de l'autre que nous nous formons: nous nousidentifions à l'image que l'autre a de nous. L'enfant s'aliène dans cette image aimée par la mère. Il y devient Autre. S'il en restait là, il deviendrait psychotique. Ce qui va mettre un terme à cette relation aliénante, c'est le père (ou le langage, ou la place que le père a dans le discours de la mère... etc.). Le père mettra une distance entre la mère et l'enfant. Le Moi se forme par identificationssuccessives.

Le développement de la personnalité passe par l’acquisition du "Je". Beaucoup de malades mentaux ne sont pas sujet de leur discours.

Chez l'adulte : on a besoin d'un certain équilibre corporel. Les amputés souffrent plus de la dissymétrie que du manque d'un membre. Cette symétrie, on peut en trouver l'origine dans le rapport de ressemblance du stade du miroir (accès au dossier"stade du miroir"). On a aussi besoin d'une différenciation pour se sentir unique. Cela provient du moment où l'enfant, grâce à un tiers (le père, ou le langage de la mère) se distingue de l'image de son corps.
Il existe donc un besoin double : ressembler (à des normes) et se différencier.


L'éprouvé corporel dans la douleur

Douleur : atteinte destructrice dans l'organisme, éprouvé vital.Souffrance : atteinte dans son unité vivante. Expérience psychique de la douleur.

La douleur est toujours une interrogation sur soi. Mais il y a plusieurs réactions possibles: dégradation intolérable, honte. Ou alors exaspération, responsabilité rejetée sur autrui. Ou bien encore régression, résignation en se croyant intentionnellement atteint, repli sur soi entraînant le désespoir, voire...
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