Mario vargas llosa

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  • Publié le : 30 novembre 2010
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À l'âge de 14 ans, il étudie à l'Académie militaire de Lima, qui lui laisse un sinistre souvenir et la matière de son livre La Ville et les chiens.

Il étudie ensuite à l'Université San Marcos de Lima et occupe parallèlement différentes professions : correcteur, puis collaborateur aux rubriques cinéma de revues littéraires, notamment Literatura (1957-1958) ou du journal El Comercio. Pendant unebrève période il fut impliqué dans une branche étudiante du Parti Communiste péruvien, qu'il abandonna , protestant ainsi contre la ligne stalinienne sur la littérature et l'art. La révolution cubaine fait un temps revivre ses sentiments révolutionnaires.

Grâce à une bourse, il poursuit ses études à Madrid et obtient en 1958 un doctorat dont la thèse porte sur Rubén Darío. Après avoir écrit unrecueil de nouvelles remarqué, Les Caïds (Los Jefes, 1959), œuvre qui a obtenu le Prix Leopoldo Alas, il s'installe à Paris, où il épouse sa tante Julia Urquidi, agée de 15 ans de plus que lui (relation qui lui inspirera le roman La Tía Julia y el escribidor (La tante Julia et le scribouillard)). Des années plus tard, il se séparera de Urquidi et épousera sa cousine Patricia Llosa, avec qui ilaura trois fils.

L'écrivain [modifier]
Avec Julio Cortázar, Carlos Fuentes, Gabriel García Márquez et José Donoso, Mario Vargas Llosa est considéré comme l'un des grands acteurs du boom de la littérature latino-américaine dans les années 1960 : littérature, dont le style visionnaire, foisonnant et luxuriant, vanté par les lecteurs du monde entier, a reflété toute la complexité artistique etpolitique du continent sud-américain, pittoresque, morcelé et paradoxal[2],[3]. C'est à Paris qu'il rédige La Ville et les chiens en 1963, ouvrage qui fait de lui un auteur de renom (Prix de la Biblioteca Breve et Prix de la Crítica) . Son roman est traduit presque aussitôt dans une vingtaine de langues. Il y décrit la vie menée par les cadets (les chiens ), et met en contraste l'oppression de ladiscipline et les brimades subies par les jeunes gens avec le vent de liberté qui souffle sur la ville.

Depuis, Mario Vargas Llosa est un écrivain reconnu, régulièrement invité dans les universités du monde entier pour y donner des cours et des conférences. Il est considéré par une partie de la critique comme le maître du « bouillonnement romanesque »[4]. Ses ouvrages ont pour cadre l'histoiresud-américaine et se démarquent par un style polyphonique, une ironie mordante et une tonalité dramatico-bouffonne dans l'évocation des mythes et des aspirations de peuples écrasés par les dictatures[4],[3]. Dans La Maison verte (1966), l'auteur décrit la vie dans la lointaine forêt péruvienne et dans la zone urbaine de Piura. Il reçoit à nouveau le Prix de la Critique et le Prix International deLittérature Rómulo Gallegos en 1967.

Parmi les principaux autres romans de Vargas Llosa, on retiendra Conversation dans la cathédrale (1969), Pantaléon et les Visiteuses (1973), satire du fanatisme militaire et religieux au Pérou. Le roman La Guerre de la fin du monde (1982), qui traite de la politique brésilienne au XIXe siècle, connut un large succès public et critique. Qui a tué Palomino Molero(1986) est un roman consacré aux violences politiques au Pérou. Depuis la fin des années 1970, l'auteur a par ailleurs peu à peu délaissé les grandes fresques romanesques pour s'illustrer dans un registre intimiste et semi-autobiographique avec La Tante Julia et le scribouillard (1977) et Éloge de la marâtre (1990). Il a également écrit des essais littéraires comme L'Orgie perpétuelle (1975) etLa Tentation de l'impossible (2008) consacrés respectivement à Gustave Flaubert et Victor Hugo puis a prublié des mémoires (Contre vents et marées, Le Poisson dans l'eau) et des réflexions politiques sur l'Amérique latine (La Voie de la liberté)[5].

La politique [modifier]
Il fut tenté pendant une période par le communisme, mais la révolution cubaine a déçu ses attentes, de sorte qu'il...
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