Michel foucault

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  • Publié le : 6 juin 2010
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Gao Yi
Sur les contradictions des Lumières

Dans l’introduction à Qu’est-ce que les Lumières?: Questions du 18e siècle et réponses du 20e siècle l’éditeur James Schmidtdit que « tandis que les Lumières ont été un événement européen, le débat concernant la question ‘Qu’est-ce que les lumières?’ est uniquement allemand. Pour des raisons qui défient toute explication facile, ni les philosophesfrançais, ni les moralistes écossais (pour nommer seulement deux des parties qui aurait pu le plus vraisemblablement le faire) n’ont été si préoccupés que leurs collègues allemands de la question concernant ce que les Lumières étaient. » Il est profitable de méditer sur ces remarques pleines de sens.

Premièrement, Schmidt attire l’attention sur un fait qui a été souvent négligé: les soi-ditesLumières (Enlightenment ou Aufklarung) peuvent être interprétées d’une perspective philosophique ainsi que d’une perspective philosophique. Clairement, les deux niveaux des Lumières peuvent avoir des relations inhérentes; de toute façon, ils ne sont pas commensurables. Même si il est probable que l’interprétation philosophique ne puisse pas révéler l’esprit le plus intime des Lumières(l’affirmation de Foucault, ‘les Lumières sont une attitude critique’ semble être la meilleure caractérisation jusqu’à présent), elle ne peut précisément pas refléter les implications historiques magnifiques et pleines de couleur des Lumières. De plus, l’acompte fidèle de l’esprit le plus intime des Lumières peut être obtenu seulement après une compréhension complète des contenus de cet événement historique. Parconséquent le niveau historique semble être relativement plus important et devrait occuper la première place.

Deuxièmement, les remarques de Schmidt semblent impliquer que la réalité des lumières pourrait être à la foi consistante avec et éloignée de ses interprétations théoriques. Certainement, il n’est pas facile d’expliquer pourquoi les Français et les Ecossais ont eu un enthousiasme pourle travail pratique, tandis que les Allemands ont préféré la « parole vide ». De toute façon, la même nation (ou du moins le même group) n’est pas responsable pour la théorie et la pratique des Lumières.

Certainement, il n’est pas vrai de dire que les Allemands étaient préoccupés seulement de la recherche théorique concernant la signification des Lumières. En Allemagne il y avait assezd’intellectuels que s’engageaient dans des questions pratiques, comme Leibniz, Wolff, Lessing, Herder, Mendelssohn etc., ainsi que Kant. Depuis longtemps (du moins en Chine) les gens utilisent le terme ’Lumières’ pour se référer aux Lumières françaises. Seulement récemment on a appris qu’il y a eu les Lumières écossaises qui étaient très différentes des Lumières françaises. A côté de ces deux d’autres payseuropéens ont eu leurs Lumières particulières. De plus, il est même difficile à suivre Schmidt pour affirmer que les Lumières françaises et écossaises sont probablement les plus typiques, car elles présentent la même complexité et les mêmes contradictions internes que les Lumières des autres pays. En d’autres mots, en tant que phénomène historique les Lumières sont très compliquées. En effet, parmiles soi-dits « penseurs des Lumières », il n’y a pas deux qui aient des visions identiques. De plus, on débat vigoureusement ce qu’on peut qualifier de « penseur des Lumières ». Par exemple Vico et Rousseau, étant estimés par certains en tant que grands penseurs des Lumières sont aussi regardés par d’autres comme des champions des contre-Lumières. Et même si Schmidt lui-même redoute l’existencedes Lumières, puisqu’il ne peut pas trouver une ‘idée des Lumières’ unifiée. Par conséquence, s’il ni apar vraiment des Lumières, les contre-Lumières sont du pur non-sens. (Cf. Wikipedia, contr-Lumières).

Quelqu’un pourrait ne pas être d’accord et argumenter que le critère pour l’identification d’une idée des Lumières est assez clair, i.e. l’acceptation de la raison comme autorité absolue....
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