Michel onfray

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Mémoire sur Cynismes de Michel Onfray pages 9 à 52

Le cynisme, au sens général du terme défini le « mépris des conventions sociales, de l'opinion publique et même de la morale communément admise, soit dans les actes, soit dans l'expression des opinions. Les cyniques (anciens grecs) opposaient à la loi et les conventions ce qu'ils prétendaient être dérivé de la nature. » (Source :études-littéraires.com)
Michel Onfray commence son ouvrage par une citation de Nietzsche qui nous explique que pour atteindre le cynisme, plus haut point de la terre, il faut être doté d’une extrême force, et d’une extrême délicatesse.
Avant propos : la philosophie, le maître et la vie
Il raconte tout d’abord sa « rencontre » avec Lucrèce (philosophe-poète latin du Ier siècle av. J.-C). Il ne savait pasgrand-chose de lui, sauf qu’il vivait à Rome. Il raconte qu’arrivé dans la capitale italienne, sur les ruines du forum romain, il eût une grande déception puisqu’il n’y avait pas grand-chose. Il a donc dû se contenter de son imagination. On peut même croire, qu’avec la chaleur présente le jour de sa visite, il eût beaucoup d’imagination. Il rêve en effet de la vie auparavant à Rome avec lescommerçants, les soldats, et les « odeurs de cuisine ». Il parle aussi d’un certain Juvénal, qui était un poète satirique latin, qu’il croit apercevoir (ce qui montre qu’il reste un contemporain). Il parle également des Satires, de Juvénal qui raconte la prostitution qui s’effectuait près du Colisée, pendant que la vie quotidienne de la population continuait. Il reparle ensuite de Lucrèce, en analysant saphilosophie. En effet, Lucrèce était un poète spécial puisqu’il que sa philosophie était basée sur la vie quotidienne (« il voulait une proximité avec le réel »), et sur comment vivaient les gens. Il ne mettait pas en place des concepts qui lui semblait inutiles. Il semblait décrire certains domaines (amour, mort, dieux, passions) en les analysant de façon ironique et satirique. Onfray étaye ensuiteles propos d’un poème lucrétien sur le sens de l’existence, et comment en donner un à sa vie. La plupart du temps, le mot « soi » revient. Il nargue ensuite l’université, prétextant qu’elle ne sert pas à grand-chose, qu’il n’y a aucune construction de soi et que cette formation n’est pas une façon intelligente d’apprendre. Il se dit qu’avec la fin de la philosophie antique, nous avons perduquelque chose de précieux et que dans la société contemporaine, la façon d’enseigner est ennuyeuse. Il faut avouer qu’il n’a pas forcément tord, puisque le système scolaire a le droit le changer (mais reste identique depuis de nombreuses années). Onfray prône donc la philosophe antique puisqu’elle permet une amélioration évidente de celui qui la pratique. Il cite ensuite Pierre Hadot (philosophefrançais), qui explique qu’avant de pratiquer la philosophie antique, l’individu est mal, n’est pas lui-même, et en constante remise en question. Celle-ci lui permet d’atteindre la perfection. Onfray critique donc la philosophie contemporaine avec cette citation. Il nous parle d’un paradoxe entre maître de sagesse et mettre de liberté. Il affirme qu’en fait, aujourd’hui il n’y a plus de maître pourenseigner, ce qui semble fondateur pour lui, puisqu’aucune évolution ne semble possible pour le disciple. Il affirme aussi qu’à l’Antiquité le maître était important et indispensable et même certains lieux leur étaient réservés, parlant de Sénèque (philosophe latin), qui avait écrit quelques conseils pour Lucilius (poète fondateur de la satire) ce qui permettait au maître d’avoir un enseignementapproprié. Il reparle par la suite de son vieux maître lisant Lucrèce, qui montre que celui-ci est encore un contemporain car ce qu’il prônait à l’époque est toujours d’actualité. En fait, Onfray décrit ici ses journées à l’Université de Caen. Il semble ébloui par son professeur, et par ce qu’il raconte. Il travaille également sur beaucoup de registres de philosophie, mais ne trouve plus cette...
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