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  • Publié le : 6 décembre 2010
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Marsauche Paul Tes 1
Dissertation

Sujet : « Qu’aimer ? »
Au sens ordinaire ce terme signifie éprouver une affection pour une personne ou encore unattachement à une valeur, à un idéal ou à une idée. Quel que soit donc l'objet, l'amour renvoie donc à un attachement vif, à une affection mais aussi à avoir un penchant, du gout, de l’intérêt pour quelque chose. Beaucoup de philosophes se penchent sur la question, comme Platon et Pascal, et tous ont des avis différents, parfois surprenants. Aujourd'hui encore, nous nous posons cette question… etplus important encore que de construire une définition de l'amour, si possible est-elle, il est fondamental de comprendre pourquoi l’homme aime-t-il ?

Dans la langue française, le verbe aimer recouvre une large variété de significations distinctes quoique liées. Ainsi pour dire en français « j’aime le Nutella » et « j’aime ma petite copine » on emploie le même verbe alors que justement enanglais par exemple on emploie des verbes différents avec «  I like the chocolate » et « i love my girl friend ». On constate aussi une telle variété dans la Grèce antique ou le mot amour recouvre quatre sentiments distincts : l'éros, la philia, l'agapê et la storgê.La philia se rapproche de l'amitié telle qu'on l'entend aujourd'hui, c'est une forte estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches. L'éros désigne l'attirance sexuelle, le désir. L'agapê est l'amour du prochain, une relation univoque que l'on rapprocherait aujourd'hui de l'altruisme. Il se caractérise par sa spontanéité, ce n'est pas un acte réfléchi ouune forme de politesse mais une réelle empathie pour les autres qu'ils soient inconnus ou intimes. Dans la tradition chrétienne des pères de l'Église, ce mot est assimilé au concept de charité, bien que celui-ci soit plus proche d'une relation matérielle établie avec des personnes en souffrance. Il est très intéressant de remarquer que le seul lien entre l’homme et dieu est  « l’amour ». De mêmeque dans la mythologie grec le seul point commun entre les hommes et les dieux est que ces derniers peuvent tomber amoureux des humains. La storgê décrit l’amour familial, comme l’amour, l'affection d’un parent pour son enfant. Les différences culturelles dans laconception de l'amour redoublent donc la difficulté d'en donner une définition universelle. Outre les différences culturelles dans les pratiques liées à l'amour, les idées et les représentations sur l'amour ont également beaucoup changé selon les époques. L'amour platonique, l'amour courtois et l'amour romantique sont ainsi des conceptions distinctes et apparues à des époques précises de l'Histoire. Deplus en l'objet de l'amour peut être très divers en fonction de chacun : nous n'aimons pas tous les mêmes choses et les mêmes personnes. Il y aurait donc au moins autant d'objets d'amour qu'il y a d'individus. Par objet de l'amour, nous entendons alors ce vers quoi notre amour nous porte, ce que nous aimons ou qui nous aimons. C’est pourquoi le verbe  « aimer » est tout à fait relatif et que l’onpeut parler de l’ambivalence de l’amour.
Par ailleurs il est évident que l’homme est à la recherche de l’amour car cela lui procure du plaisir. Que ce soit le sentiment d’aimer manger une pomme ou d’aimer sa femme, peu importe, le résultat est la recherche du bien-être ou du plaisir. C’est là qu’on arrive à l’idée que l'amour peut être perçu essentiellement comme la quête d'un manque....
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