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  • Publié le : 17 avril 2011
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Nous allons donc dans cette première partie s’interroger sur le fait qu’on ne pense pas d’abord par soi même. Descartes disait « nous avons tous été enfant avant que d’être hommes ». En effet, pour Descartes l'enfance est la période des préjugés car nous n'avons à cette époque aucun jugement, il faut selon lui s'en détacher afin de découvrir la vérité. Un enfant ne fait qu’imiter les gestes qu’ilperçoit afin d’acquérir de nouveaux gestes. L'enfant témoigne d'une certaine initiative verbale quand il apprend à parler puisque instinctivement il émet des sons, des cries. Mais c’est par imitation qu’il répète, plus ou moins maladroitement d'abord, les mots qu’il entend en les déformant et peu à peu avec plus de sûreté et d'exactitude, il atteint une certaine maitrise du langage verbale. Nospremières idées sont donc des idées reçues et nos premier jugement sont des préjugés. Nous vivons dans un environnement qui nous influence sans cesse. Ainsi, nous recevons une éducation, nous vivons dans une culture qui nous imposent des modes de pensée. C’est ce que nous dit Descartes dans le Discours de la méthode en disant que « nous avons été enfants avant que d’être hommes ». Il faut savoirqu’un enfant jusqu'à un certain âge n’a pas de conscience. Jusqu'à l’âge de 7-8 ans, il ne perçoit la nuisibilité de l’influence de la société sur son instruction et ses connaissances. C’est donc lorsqu’on atteint un certain âge et donc une conscience que nous pouvons remettre en cause ce que nous appris. Nous avons la faculté de nous en détacher et d’utiliser nos propres quand nous ne sommes plusenfants. Nous ne sommes pas ainsi que le produit de notre culture ou de notre éducation.

Dans cette seconde partie, nous verrons qu’est ce que penser par soi même. Penser par soi-même c’est alors faire usage d’une faculté universelle que nous possédons tous à savoir la raison. Une pensée "toute faite" est une idée qui n'a pas été remise en question, qui n'a pas été passée au crible de laréflexion. On l'a en nous et on la profère parce que c'est un professeur qui nous l'a apprise, parce qu'on l'a lue quelque part, ou parce que tout simplement elle est venue en nous au fil des années. Le préjugé n'est pas une pensée véritable car c'est quelque chose que l'on a acquis passivement, qui fait partie des influences reçues. Penser par soi-même c'est avoir pris du recul par rapport àune idée, c'est savoir au minimum pourquoi on a cette idée en nous, pourquoi on y adhère, ce qu'elle signifie profondément. Penser par soi-même c'est refuser de tout accepter, c'est passer au crible de la réflexion toute idée qui se présente à nous, surtout si on y adhère spontanément. Par exemple, dans le dialogue intitulé le Ménon, Socrate s’interroge à savoir si la vertu peut s’enseigner. Ménon,arrive dans le dialogue avec une définition de la vertu qui vient de son maître, Gorgias. Socrate va commencer par conduire Ménon à s’interroger sur la valeur de cette définition. Cela ne se fait pas sans difficultés, mais cela peut nous montrer en quoi penser par soi-même consiste déjà à se défaire de ses propres opinions et certitudes. Cependant, beaucoup d’hommes selon la remarque de Kant,semblent incapables de se servir de leur entendement sans la direction d’autrui. Ils restent mineur leur vie durant « la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de courage ». Par facilité, paresse ou lâcheté, on ne peut jamais penser par soi même. A travers ces deux premières parties, nous avons pu voir que l’homme peut par moment penser par lui-même mais que pard’autres, il éprouve des difficultés à penser par lui-même par le fait d’être guidé par les autres. L’ homme se laisse porter, il n’a pas « l’héroïsme et la folie » de penser contre l’opinion, contre son temps, ou penser « lui » tout simplement. Comment, en ces conditions concevoir alors des possibilités de libération de l’esprit, d’affranchissement de l’opinion d’autrui ?

« Pensez faux,...
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