Pierre de ronsard

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  • Publié le : 9 octobre 2010
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Pierre est le fils cadet de Loys de Ronsard (chevalier qui accompagna les enfants de François Ier lors de leur captivité en Espagne en qualité de maître d'hôtel) et de Jeanne Chaudrier. Il a étudié au Collège de Navarre à Paris en 1533. Il semblerait qu'il n'ait pas apprécié la vie rude de l'école médiévale. Il est page auprès du dauphin du roi, François, puis de son frère le duc d'Orléans. QuandMadeleine de France épousa Jacques V d'Écosse, en 1537, Ronsard fut attaché au service du roi et passa trois années en Grande-Bretagne. En 1539, il retourna en France et entra à l'Ecurie royale.Il est dans la compagnie du duc d'Orléans.
[pic]Cette fonction lui offrit l'occasion de voyager : il fut envoyé en Flandre puis de nouveau en Écosse. Bientôt une fonction plus importante lui fut offerteet il devint le secrétaire de la suite de Lazare de Baïf, le père de son futur collègue de Pléiade et compagnon à cette occasion, Antoine de Baïf. Il a été attaché de la même manière à la suite du cardinal du Bellay-Langey et sa querelle mythique avec François Rabelais date de cette époque.
Cette carrière diplomatique prometteuse fut cependant subitement interrompue, une otite chronique qu'aucunmédecin ne put guérir le laissant à moitié sourd. Pierre de Ronsard décida alors de se consacrer à l'étude. Il choisit le Collège de Coqueret dont le principal était Jean Dorat, aussi professeur de grec et helléniste convaincu (qui fera partie de la Pléiade) qu'il connaissait puisqu'il avait été le tuteur de Baïf. Antoine de Baïf accompagna Ronsard ; Joachim du Bellay, le second des sept, lesrejoignit bientôt. Muretus (Marc-Antoine Muret), passionné de latin, qui jouera un rôle important sur la création de la tragédie française, y était aussi étudiant à la même époque.
La période d'étude de Ronsard dura sept années et demie et le premier manifeste de ce nouveau mouvement littéraire prônant l'application des principes de la Pléiade a été écrit par Du Bellay. Défense et illustration de lalangue française parut en 1549 : la Pléiade (ou Brigade, comme elle s'appelait à ses débuts) était alors lancée. Elle comprenait sept écrivains : Ronsard, Du Bellay, Baïf, Rémy Belleau, Pontus de Tyard, Jodelle et Jean Dorat. Un peu plus tard, Ronsard publia ses premières œuvres en 1550 dans ses quatre premiers recueils Odes.
En 1552, le cinquième livre des Odes fut publié en même temps que LesAmours de Cassandre. Ces recueils déclenchèrent une véritable polémique dans le monde littéraire. Une histoire illustre les rivalités et critiques qui existaient alors : on dit que Mellin de Saint-Gelais, chef de file de l'École marotique, lisait des poèmes de Ronsard de façon burlesque devant le roi afin de le dévaloriser. Cependant, Marguerite de France, la sœur du roi (plus tard duchesse deSavoie), prit à un moment le recueil des mains de Mellin et se mit à le lire, rendant aux poèmes toute leur splendeur : à la fin de la lecture, la salle était sous le charme et applaudit chaleureusement. Ronsard était accepté comme poète. Les deux poètes se réconcilièrent, comme l'indique le sonnet de M.deS.G. En faveur de P. de Ronsard.
Sa gloire fut subite et hors mesure. Sa popularité ne faillitjamais. En 1555-1556, il publia ses Hymnes. Il termina ses Amours en 1556 puis il donna une édition collective de ses œuvres, selon la légende à la demande de Marie Stuart, épouse du roi François II en 1560. En 1565, ce sont Élégies, mascarades et bergeries qui parurent en même temps que son intéressant Abrégé de l'art poétique français.
En 1563, poète engagé, il publie une Remontrance au peuple deFrance.
L'Académie des Jeux floraux de Toulouse le récompense, en 1580, pour une pièce dans laquelle il chantait son aïeul Banul Mârâcinâ, accouru des bords du Danube pour porter secours à « France, mère des arts, des armes et des lois. » Le peuple de Toulouse, estimant l'églantine, prix des Jeux floraux, trop modeste pour honorer « le poète français », lui envoya une Minerve d'argent massif...
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