Pierre et jean

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  • Publié le : 25 avril 2010
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INTRODUCTION
Présenter rapidement l'auteur et l'œuvre :
Extrait du roman naturaliste Pierre et Jean de Maupassant, publié en 1888.
Situation du passage :
Extrait du premier chapitre de Pierre et Jean, ce texte introduit un élément capital pour l'intrigue (l'élément perturbateur) : le fait que Jean hérite d'une somme d'argent considérable. Maître Lecanu, le notaire est venu annoncer lui-mêmela nouvelle. Pour ménager ses effets, il procède en deux temps : il révèle d'abord aux Roland la mort de leur ami Léon Maréchal ; puis il laisse passer leur première réaction avant d'en venir à l'essentiel, c'est à dire à la façon dont se présente l'héritage.

LECTURE

ANNONCE DES AXES
I- Les réactions très différentes des personnages
II- La présence du narrateur en arrière plan

ETUDE
I-LES REACTIONS TRES DIFFERENTES DES PERSONNAGES
On peut noter qu'il y a une organisation assez méthodique de la présentation des réactions :
• "la première" (l. 3) -> Mme Roland
• "Mais" (l. 11) -> M. Roland
• "Maître Lecanu" (l. 17) -> le notaire
Nous choisissons de garder l'ordre d'intervention des personnages pour analyser leurs réactions.
A. Mme Roland : une émotion contenue
• Lefait qu'elle soit la première à réagir montre la sincérité de son émotion
• Insistance du narrateur sur cette émotion : - "larmes" (*2, l. 7)
- Champ lexical important de la douleur, de l'émotion : "émotion" (l. 3-4), "balbutia" (l. 4), "larmes" (l. 7), "chagrin" (l. 8), "douloureuses" (l. 10), "tristesse de cette perte" (l. 11-12)
- Sincérité de l'émotion mise en avant : "larmessilencieuses" (l. 7-8), "venues de l'âme" (l. 8-9) -> une douleur intime, intérieure
• Discours au style direct -> mime un sanglot
- Lambeaux de phrases entrecoupés de points de suspension (l. 5-6)
- Le point d'exclamation après "mort !" (l. 6)
- Expressions de désolation : "Mon Dieu" (l. 5, 6 *2), "pauvre" (l. 5 *2)
B. La joie de M. Roland
Le narrateur oppose les 2 époux de différentesfaçons :
• Par la différence d'expression des émotions :
- Mme Roland "dominant son émotion" (l. 3-4)
- Roland "ne pouvait plus dissimuler sa joie" (l. 25-26)

• Par la différence des termes utilisés dans le discours direct :
|- "Sacristi" (l. 27) | |"Mon dieu" (l. 5) |
|- "s'écria" (l. 26) | |"balbutia" (l. 4) |
|® ||® |
|Joie déplacée | |Chagrin |

• Par la différence des termes utilisés pour qualifier Maréchal :
|- "ce pauvre Maréchal" (l. 16) | |"ce pauvre Léon" (l. 5) |
|- "ce brave ami" (l. 29) | |"notre pauvre ami" (l. 5) |
|®| |® |
|Utilisation du nom de famille | |proche du défunt |

-> Beaucoup plus distant

• Par la ponctuation, notamment, les points d'exclamation, qui manifestent :
- La joie et la satisfaction                  La douleur
   chez M. Roland                       chez Mme Roland
• Parl'organisation des phrases :
- Beaucoup plus longueschez M. Roland (l. 27-29) -> maîtrise
- Discours décousu chez Mme Roland (l. 5-6) -> ne se maîtrise pas
C. La satisfaction du notaire
• Expression "J'ai été bien aise" (l. 31)
• Champ lexical de la satisfaction : "souriait" (l. 30), "bien aise" (l. 31), "plaisir" (l. 32), "bonne nouvelle" (l. 33)
• Froideur du notaire qui nemanifeste pas d'émotion envers Maréchal :
- Réponse à la question de Roland sur l'origine de la mort : de toute évidence, il ne s'en est pas préoccupé
- Champ lexical dominant de l'argent, du profit : "les clauses de ce testament" (l. 13-14), "le chiffre" (l. 14), "la fortune" (l. 14), "héritiers" (l. 19), "sa fortune, une vingtaine de mille francs de rentes en obligation trois pour cent"...
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