Politique internationale de la france apres 1958

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  • Publié le : 15 décembre 2009
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Chronologie indicative
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1958 De Gaulle, président de la République.

1960 Indépendance de l’Afrique noire francophone.

1962 L’Algérie indépendante. Création de la politique Agricole Commune.

1963 Traité d’amitié et de coopération franco-allemand. De Gaulle repousse la candidature du Royaume-Uni à l’entrée dans laCEE.

1964 Reconnaissance par la France de la Chine communiste.

1966 La France se retire de l’OTAN mais reste dans l’Alliance Atlantique. Discours de De Gaulle à Phnom Penh. De Gaulle en URSS.

1967 Condamnation française de la politique d’Israël lors de la guerre des Six Jours.

1968 Bombe H française. Discours de de Gaulle à Montréal : " Vive le Quebec Libre ".

1969 De Gaulledémissionne.



DÉVELOPPEMENT

Pendant ses années de " traversée du désert " le général de Gaulle a rédigé ses mémoires qui ont révélé, s’il en était besoin, son souci unique et lancinant : celui de la grandeur de la France. Il est donc naturel que, revenu aux affaires en 1958, il se soit très vite attribué comme " domaine réservé " du président de la République, le soin des problèmesinternationaux.

Jusqu’en 1962, les problèmes coloniaux, notamment le drame algérien, l’empêchent de mener à bien comme il l’entend une vraie politique de grandeur nationale.

C’est donc, surtout après les accords d’Évian, que le président de Gaulle applique son grand projet qui consiste à faire retrouver à la France une influence perdue.

Dans ce combat, le rival se trouve être la grande puissance ducamp occidental, camp auquel appartient la France : les États-Unis, c’est contre leur hégémonie que de Gaulle bâtit sa politique internationale, diversifiant au maximum les alliances du pays ; si, dans ce domaine, il marque une rupture nette avec la quatrième République, dans celui de la construction européenne, au contraire, il poursuit l'œuvre engagée par ses prédécesseurs, tout en lui imprimantson obsession d’indépendance nationale qui va le mener à définir " l’Europe des patrie " par opposition à une Europe supranationale.

I Le règlement des conflits coloniaux

A. Le drame algérien.

C’est à la suite d’une émeute à Alger, le 13 mai 1958, alors que les affrontements entre le pouvoir métropolitain et le FLN ont commencé dès novembre 1954, que le général de Gaulle a été rappelé aupouvoir, ce retour consacrant l’impuissance de la quatrième République à régler le problème algérien.

À peine nommé chef du gouvernement, il se rend en Algérie où il reçoit un triomphe.

Aussi bien en métropole qu’en Algérie, de Gaulle semble le mieux placé pour régler au plus vite ce qui est devenu une véritable " guerre sans nom ".

Il est difficile de savoir quelles étaient lesintentions de de Gaulle sur l’Algérie, il semble plausible qu’il ait pensé, pendant quelque temps, possible de la garder, puis que, la guerre persistant, il se soit peu à peu résolu à négocier, d’autant que cette guerre, critiquée à l’ONU, valait à la France les remontrances des États-Unis et empêchait le président de laisser libre cours à ses projets de politique internationale.

Plusieurs temps peuventêtre distingués dans la politique algérienne du général de Gaulle : en 1958, une période où est tentée l’intégration des Algériens à la France, avec l'application du plan de Constantine qui visait à moderniser l’Algérie et à donner des droits aux Algériens.

Parallèlement l’appel à " la paix des braves " est une main tendue vers les soldats du FLN pour que les négociations s’engagent. Le FLNayant refusé, la guerre continue et, militairement, semble un succès pour la France. Pourtant de Gaulle comprend que l'intégration est impossible et s’engage lentement à partir de septembre 1959 vers l’idée d'autodétermination de l’Algérie, c’est alors un tournant du conflit, car les Français d’Algérie, qui ne veulent de cette solution à aucun prix, soutenus par une partie de l’état-major de...
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