Recrutement

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  • Publié le : 8 juin 2010
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Partie 1 : Un marché du travail tendu

I- Une économie qui redémarre, des mentalités qui changent

A- Le redémarrage économique et ses conséquences

Les années 90 vont être caractérisées par une grave crise économique dont notre société va sortir progressivement à la fin du siècle.

1- Une économie nationale qui redémarre

a- Le marasme des années 90/97Alors qu’à la fin des années 80, l’économie mondiale était repartie dans un cycle de croissance, la guerre du golfe et le conflit avec l’Irak va mettre un terme brutal à cette ascension.
Conséquence directe de ce coup d’arrêt donné à l’économie mondiale, la France se retrouve plongée dans le cycle du chômage. Les grandes entreprises comme les petites vont toutes être conduites à déclencher desplans sociaux.
Les différentes politiques conduites par les gouvernements de Gauche n’y pourront rien, alternant mesures d’aides à l’emploi CIE (contrat initiative emploi), convention de coopération et gestion des fins de carrières, préretraite progressive, ARPE (retraite contre emploi), rien n’y fera, le chômage de longue durée s’installe.

Pendant toute cette période, aucune catégoriesociale ne va être épargnée, de la population ouvrière aux populations de cadres traditionnellement à l’écart des compressions de personnel.

Cette période de crise va laisser des traces profondes dans les mentalités et le redémarrage économique en portera les traces.

b- Une progression continue depuis 4 ans

C’est à partir de 1996 dans la mouvance de l’économie mondiale que lespremiers signes d’une sortie de crise s’annoncent.

Tirées par l’économie américaine qui va enchaîner trimestre après trimestre des records de croissance, les entreprises européennes et françaises vont retrouver une certaine confiance et des perspectives favorables.

Poussées par des investisseurs de plus en plus attirés par la rentabilité de l’économie et les performances boursières, lesentreprises vont investir massivement dans le renouvellement des appareils de production en sommeil depuis plusieurs années.

Ce redémarrage va être comparable à celui dont la France avait bénéficié dix ans plus tôt, même si la croissance des années 1988-1989-1990 avait été légèrement supérieure. Ainsi le rythme des 3% de croissance annuelle va être atteint par l’économie française pour latroisième fois consécutive en 2000.

En 2000, l’économie française a continué de croître à un rythme élevé. Les ménages, par leurs consommations, et les entreprises, par leurs investissements vont être deux piliers forts de cette croissance. Ceci peut s’expliquer notamment par le fait que la croissance des revenus d’activité de l’ensemble des ménages encore plus forte en 2000 qu’en 1999, grâceà des créations d’emploi exceptionnellement importantes, va soutenir la consommation et donc l’activité nationale.

Conséquence logique, le chômage va amorcer une décrue timide au début puis beaucoup plus nette en 1998, 1999 et 2000 allant même jusqu’à redescendre sous la barre psychologique des trois millions.

2- La diminution du chômage

a- Une diminution

Le chômage aencore baissé en France au premier trimestre 2008, avec un taux au plus bas depuis début 1983 en métropole (7,2%) et un nombre de chômeurs ramené à la barre symbolique des deux millions, mais la décrue devrait être moins forte sur l'ensemble de 2008 qu'en 2007.
La France, qui est au-dessus des deux millions de chômeurs depuis 1984, était passée un temps sous ce seuil en 1990 et au début 1991.Depuis le début des années 2000, elle s'en était le plus approché en 2001 (2,034 millions).
La décrue du chômage, entamée en 2006, a connu un palier au tournant de l'année 2006-2007, avant de reprendre à partir du deuxième trimestre 2007.
Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail a baissé à 7,2% de la population active en métropole en moyenne au premier trimestre (-1,2...
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