Reflexion sur la violence

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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REFLEXION SUR LA VIOLENCE

INTRODUCTION

Qu’est ce que la violence ? Le Larousse définit la violence comme le « caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force extrême, intense et brutale », le Robert dit que la violence c’est « agir sur quelqu’un ou le faire agir contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation ».

DEFINITIONS

1) Commentcomprendre la violence ?
La violence ordinaire ou pathologique, se situe au cœur même de la vie psychique et peut devenir destructrice. L'enfant, et plus encore l'adolescent, sont confrontés au risque de cette violence dans leur développement. «  Les humiliations, les coups, les gifles, la tromperie, l'exploitation sexuelle, la moquerie, la négligence etc. sont des formes de maltraitancesparce qu'ils blessent l'intégrité et la dignité de l'enfant, même si les effets ne sont pas visibles de suite. C'est à l'âge adulte que l'enfant maltraité jadis commencera à en souffrir et en faire souffrir les autres. » (cf. Alice Miller. C’est pour ton bien, racines de la violence dans l’éducation des enfants. Ed Aubier).
Il y a en l’homme selon Freud un besoin d'agression qui est liée à lapulsion de mort qui cherche à se satisfaire d’une manière ou d’une autre. Les pulsions de mort sont d’un côté bénéfiques puisqu’elles représentent la tendance de l’être vivant à trouver le calme, le repos et le silence. L’autre versant est qu’elles sont à l’origine des manifestations humaines les plus meurtrières lorsque la tension cherche à se soulager sur le monde extérieur. Comme il l’écritdans son livre : Malaise dans la civilisation :
« L’Homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il ne se défend quand on l’attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité »
« L’homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter sontravail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son contentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer ». Pour Freud nous sommes tous porteur de violence.
Il y a violence, aussi chaque fois qu’une personne ne peut plus ou pas symboliser sa pensée. Cela est fréquent auprès des personnes souffrant de psychoses car ellesnon pas accès à la symbolique ; à la métaphore. Les propos imagés deviennent incompréhensibles voir des agressions
"Là où la parole se défait, commence la violence." Jacques Lacan. La violence s’exprime lorsque les mots manquent. La parole est fondatrice de l’être humain et productrice de sens. Mais ce n’est pas parce qu’un sujet ne parle pas qu’il est capable de faire silence. La psychanalysenous apprend également que la destruction d’un objet extérieur est équivalente au silence qui serait la destruction d’un objet intérieur.
2) La violence source de vie :
D’après le dictionnaire international de psychanalyse le terme violence découle d’un radical indo-européen, signifiant désir de vivre ou encore, instinct de vie, de survie.
J BERGERET écrit dans son ouvrage « Psychopathologie de l’enfant », qu’ étymologiquement le terme de violence ne connote aucune intention agressive. Il s’agit d’un radical grec et latin qui signifie seulement désir de vivre (Bia-Via-Vita). La violence en soi ne comporte aucune volonté de nuire.
La violence est inhérente au développement de l’adolescence, elle est au cœur de la vie (Lacan parlait de laViologie au lieu de la biologie, « Vios » vient du grec qui signifie « Vie »). La violence est l’énergie dont a besoin l’activité (pulsionnelle) humaine.
3) Les facteurs déclenchant de la violence :
La peur engendre la fuite ou la violence. La peur est liée à un objet défini extérieur au sujet, pour la faire disparaitre, souvent on pense à faire disparaitre l’objet.
L’angoisse est...
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