Ricardo

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  • Publié le : 24 janvier 2010
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Thèses principales de Ricardo.
C’est dans les principes de l’économie politique et de l’impôt (1817), que l’économiste classique David Ricardo présente sa conception de l’économie. Son ouvrage se compose de deux parties : la première est pessimiste car Ricardo explique que l’économie tend vers un état stationnaire, la seconde est beaucoup plus optimiste puisqu’il y explique les moyens pourreculer l’échéance de cette état stationnaire.

1. Valeur du travail et salaires, et rente différentielle

• Le principe de la valeur travail
La valeur d'un bien ou d'un service provient de la somme de travail qui a contribué à le produire. David Ricardo écrivait que tous les coûts de production étaient en fait des coûts salariaux, payés directement ou accumulés sous la forme de capital (ainsid'une machine, fabriquée grâce aux efforts des travailleurs. C’est la théorie de la valeur-travail-incorporé. Il affirme qu’il faut prendre en considération le travail direct (celui qui produit directement la marchandise) et le travail indirect qui a été nécessaire pour produire les machines et les outils.
« C’est le coût de production qui détermine en définitive le prix des marchandises. »

•La théorie de la répartition, et l’état stationnaire :
La théorie de la répartition se fonde sur la « théorie de la valeur travail ». Selon cette théorie, la valeur d’échange des marchandises dépend la quantité de travail nécessaire pour les produire. Pour Ricardo trois classes se partagent trois sortes de revenu :
- Les salariés vendent leur travail et reçoivent encontrepartie un salaire de subsistance, c'est-à-dire le salaire qui permet tout juste de nourrir les travailleurs, ainsi que sa famille. Un salaire inférieur est impossible tout comme un salaire supérieur qui inciterait à la natalité. (Théorie malthusienne).
« Le prix naturel du travail doit permettre aux travailleurs de subsister et de perpétrer leur espèce sans variation dans leur nombre »-Les capitalistes eux, se partagent la différence entre la valeur de la marchandise et le montant des salaires versés.
-Les propriétaires fonciers reçoivent une rente déterminée par l’écart de rendement de leur terre par rapport à celui de la terre la moins fertile. La valeur du prix du blé dépend de la quantité de travail mise en œuvre sur la terre lamoins fertile. Les autres terres vendent le blé au même prix mais utilisent moins de quantité de travail. C’est cet écart qui est à la base de la rente des propriétaires fonciers.

Selon Ricardo, à long terme, la croissance économique deviendra nulle. Pour faire face à l’accroissement de la demande, induit par l’augmentation de la demande (cf. Malthus) il est nécessaire de cultiver denouvelles terres de moins en moins fertile, dont le rendement est donc décroissant. Les terres moins fertiles nécessitant plus de travail pour les cultiver, le prix du blé augmente ainsi que les salaires. La rente foncière s’accroît au détriment des profits qui diminuent. Or le profit étant la motivation principale de la production, celle-ci tend vers un état stationnaire.
« Si l’on considère que lasurface cultivée reste identique et qu’on augmente le « Si l’on considère que la surface cultivée reste identique et qu’on augmente le nombre des ouvriers travaillant sur cette terre, la récolte obtenue s’accroîtra dans une proportion moindre que l’augmentation de la main d’œuvre. » le nombre des ouvriers travaillant sur cette terre, la récolte obtenue s’accroîtra dans une proportion moindre quel’augmentation de la main d’œuvre. » travaillant sur cette terre, la récolte obtenue s’accroîtra dans une proportion moindre que l’augmentation » de la main d’œuvre. »

C’est la loi des rendements décroissants, elle correspond à la baisse de la productivité marginale. Ainsi lorsqu’on augmente peu à peu, le nombre de personnes qui travaillent sur des salaires en quantité limitée, la production...
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