Seconde vie

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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La seconde vie

« L'expression "mort naturelle" est charmante. Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle, voire une mort contre nature. »

Gabriel Matzneff

Lolita

En une froide journée d’hiver, les flocons de neige dansaient dans l’air avant de recouvrir avec douceur la ville d’une robeblanche. Les élèves d’Avalon High attendaient avec fébrilité la sonnerie annonçant le début des vacances pendant que le professeur d’histoire, M. Orthon, s’attardait sur les effets de la guerre de sécession au niveau de la société américaine. Cependant ils n’étaient pas les seuls à être perdus dans leurs projets de vacances et les messages qu’ils s’envoyaient entre eux, hormis que dans mon cas, cen’était pas vraiment pour les mêmes raisons. J’observais le ballet offert par ces petites particules blanches, et gribouillais avec mélancolie quelques uns sur mon carnet de note. Les vacances, je me demandais pourquoi ils attendaient avec tant d’impatience ces vacances de Noël. Comme toutes les autres années, les profs vont surement nous assaillir de devoirs de telle manière qu’on n’aura même pas letemps de nous divertir. En outre les venus de la famille pour les fêtes de fin année qu’on ne pourrait se dérober aussi ennuyeuses que soient-elles. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai une vision aussi néfaste de noël ou tout simplement de la vie... Et bien je vais vous dire pourquoi, mais aillez un peu de patience, je vais d’abord me présentez. Peut-être que vous comprendriez mieux sansque je m’attarde dans une explication trop assommante. Mon nom est Lolita Pelwisky, dix sept ans. Je vivais seule avec une mère, bien trop occupée dans son travail pour se soucier de moi, dans un loft de New York depuis que mon père fut décédé d’une crise cardiaque deux ans auparavant. J’étais une fille plutôt normale, ne faisant ni partie des élites du lycée ni classée dans le groupe des loosers.Un peu trop normale à mon avis. Et oui, j’étais si ordinaire que personne ne me remarque, que ce soit au lycée ou à la maison. J’aurais beau disparaitre en plein milieu de la nuit, ou bien lors du diner du réveillon de Noël par exemple, personne ne s’apercevra de mon absence. Si banale que j’avais l’impression d’être un fantôme aux yeux de tout le monde, excepté quand j’étais avec Michael, monmeilleur ami mais également le garçon pour qui je craquais en secret depuis la sixième. Bien que nous nous connaissions depuis la maternelle, je ne lui avais jamais avouée mes sentiments à cause de ma timidité mais aussi de peur que cela puisse détruire notre amitié à tout jamais.

La cloche résonna enfin, M. Orthon essaya de nous rappeler de la dissertation que nous avions à rendre pour larentrée mais tout le monde se précipitaient déjà hors de la salle, ne manquant de me bousculer bien sûr. J’attrapai mes affaires et les glissai dans mon sac avant de rejoindre Michael qui m’attendait près de la porte.

« - Ça va ? Tu as une mine horrible, s’inquiéta Michael.

- Mhm, ne t’inquiète pas je suis juste un peut fatiguée.

- Tiens, dit-il, en me tendant un de mes bonbonspréférés à la menthe dont il a toujours sur lui pour me réconforter alors qu’on montait dans le bus.

- Merci, mais ça sera de ta faute si j’ai le diabète. Tu en auras sur ta conscience tout ta vie, plaisantai-je.

- Ça te dit de passer chez moi ? On pourrait finir le film qu’on avait commencé l’autre jour…

- J’aurai bien aimé, mais j’ai promis à ma mère de rentrer tout desuite après les cours pour l’aider à décorer la maison pour noël… Elle y tient vraiment que tout soit prêt avant l’arriver de mes grands parents demain…

- Ok, pas de problème. »

En arrivant dans l’appartement où l’on vit, je ne découvris finalement qu’un mot laissé par ma mère.

Coucou ma chérie,

Mon patron m’a appelé pour une réunion importante tout à l’heure. Je suis...
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