St amant

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  • Publié le : 17 avril 2009
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Fils d’un officier de marine, issu d’une famille de marchands protestants, Saint Amant, qui commanda pendant vingt-deux ans une escadre anglaise, n’apprit pas leslangues anciennes mais, par une curiosité naturelle, il forma son intelligence dans la société de quelques hommes instruits et apprit l’espagnol, l’italien et l’anglais.Grand voyageur, il visita plusieurs pays d’Europe, l’Amérique du Nord, le Sénégal, les Indes, parlait plusieurs langues vivantes, s’intéressait à la musique, à la peinture,aux sciences, fréquentant aussi bien les jansénistes que les libertins, le salon de l’hôtel de Rambouillet, où il s’efforçait, sous le nom de Sapurnius, de mériter sesentrées par d’ingénieuses délicatesses, que de l’hôtel de Liancourt.

Durant sa jeunesse et son âge mûr, il hanta les cabarets avec de joyeux compagnons tels que, Faret,Colletet, Vion d'Alibray, etc. et c’est dans le bruit, la bonne chère et le vin où il cherchait la plus joyeuse inspiration qu’il écrivait ses pièces bachiques, comme lesCabarets, la Chambre du débauché, la Crevaille, le Fromage, la Vigne, les Goinfres, d’une verve si joyeuse et d’un style si haut en couleur.

Il fut lié avec le duc deRetz, le maréchal de Créqui et le comte d’Harcourt, qu’il accompagna dans ses expéditions et ses ambassades. C’est près de ce dernier qu’il se lia d’une amitié restéefameuse avec Faret, secrétaire des commandements du comte.

Nommé gentilhomme ordinaire de sa maison par la reine de Pologne, Marie-Louise de Gonzague, il alla résiderdeux ans à Varsovie. Il passa ses dernières années dans un calme modeste et même, si l’on en croit Boileau (Satire I), dans une grande gêne et mourut dans la misère.
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