Una gitana en la esfera del poder

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  • Publié le : 19 novembre 2011
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1)       Pourquoi la BCE a décidé d’aider les pays PIIGS, notamment la Grèce. La BCE intervient pour deux raisons : 1) des mouvements de marché remettant en cause l’efficacité de sa politique monétaire, 2) un risque systémique sur le secteur financier. Dans le cas de la Grèce, la crise a généré une violente hausse des taux longs d’Etat. Les banques en charge de la liquidité sur la dette d’EtatGrecque ont violemment baissé les prix de la dette d’Etat pour plus assurer la liquidité. La violente hausse des taux a induit des tensions sur les banques du pays : les épargnant ont exigé une meilleure rémunération de leur dépôts (jusqu’à 9%) et elles ont dû prêter à des taux plus élevé aux agents économiques grecque. La politique monétaire de la BCE n’est plus transmise à l’économie grecque. Lapolitique monétaire de la banque centrale été contrarié par cette crise. La BCE est intervenue.
2)       Le programme d’achat de titres. Le but est de corriger une anomalie de marché en intervenant de façon chirurgicale sur les marchés. L’idée n’est pas une intervention massive mais par des achats ponctuel de permettre une détente des taux et un retour de la liquidité. Le programme n’’est paslimité dans le temps et dans sa taille. Toutefois, il pause plusieurs problème : 1) une partie du bilan de la BCE est mobilisée par ces achats. Plus cette partie est importante et plus la place accordée aux moyens de gestion habituels des liquidités est restreinte. Le montant total de ces achats doit donc rester raisonnable. 2) les titres seront conservé jusqu’à leur maturité. La BCE ne veut pasenvoyer un double message avec des achats durant la crise et de vente ensuite. 3) La BCE a acheté ces titre parce qu’elle considère qu’elle ne supporte pas un risque important : a) la décote est forte, b) elle pense être remboursée au pair. La BCE n’aurait pas acheté les titres des PIIGS si les réformes budgétaires mises en place n’étaient pas crédibles à ses yeux. Elle est totalement indépendante desgouvernements. La BCE ne souhaite pas annoncer un jour des pertes. Des éventuelles pertes ne posent pas de problème de « qualité crédit ». Une éventuelle perte peut être compensée après la création monétaire ; « une banque centrale est toujours ‘liquide’, elle crée la monnaie ». Le problème est plus en termes de communication : l’annonce de pertes de la BCE pourrait éroder la confiance des agentséconomique dans la monnaie.
3)       La BCE a augmenté son capital pour plusieurs raisons : a) elle a accepté durant la crise une baisse de la qualité des collatéraux aux opérations de refinancement, b) la taille des opérations monétaires de la BCE a augmenté sensiblement, c) le nombre de pays au sein de l’Eurozone a progressé, d) la décision d’augmenter le capital a été prise fin 2009, nettementavant d’envisager des titres de dette. Mais le bilan de la BCE ne peut pas être analysé comme celui d’une banque commerciale.
4)       Sortie des mesures non-conventionnelles : l’objectif de la BCE est de revenir à des opérations monétaires « classiques » sans créer un nouveau « choc ». Techniquement, il est possible de modifier les taux directeurs dans les mois à venir en conservant cesopérations exceptionnelles d’apport de liquidités illimité aux banques. Mais cela pourrait pauser un problème de communication et de perception. Si la BCE remonte ses taux directeurs et que, dans le même temps, il y a une augmentation de la demande de liquidités aux opérations de la BCE, paradoxalement l’EONIA pourrait baisser. La hausse des taux directeurs coïnciderait avec une baisse des taux monétaires,un message ambigu envoyé aux agents économiques de la zone. Tant que les opérations exceptionnelles d’apport de liquidité seront maintenues, les taux monétaires pourraient rester volatils. Mais, techniquement, en cas « d’urgence », la BCE peut rapidement remonter ses taux directeurs malgré le maintien de ces mesures exceptionnels.
5)       Le maintien de dépôt des excédentaires de banque...
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