Versification

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1206 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 2 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
L’unité du vers
Vers parasyllabiques : vers comportant un nombre pair de syllabes
→ hexasyllabe (6 syllabes), octosyllable (8 syllabes), décasyllable (10 syllabes), alexandrin (12 syllabes car la vie d'Alexandre le Grand a été racontée par des vers de 12 pieds)
Vers imparasyllabiques : vers comportant un nombre impair de syllabes
→ pentasyllabe (5 syllabes), heptasyllabe (7 syllabes),ennéasyllabe (9 syllabes)
*Vers à 3 syllabes est très rarement utilisé
→ « La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents : je reste,
Tu t’en vas. » (Victor Hugo)
Alternance de 2 mètres (vers) : alexandrins et vers de 3 syllabes

Décompte
« e muet » ou « e caduc »
→ se prononce devant une consonne
→ s’élide devant une autrevoyelle, en fin de vers ou parfois devant un « h »
« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercl(e) » (Baudelaire)
« Je me dis seulement : A cette heure, en ce lieu »
Diphtongue
→ diérèse : allongemement d’une syllabe
→ synérèse : contraction s’une syllabe
« Vous, mon ange et ma passion ! » (Baudelaire) → alexandrin : pas-si-on
« Mais cestrui-là, Morel, n’est pas mauvais ouvrier »(Du Bellay) → alexandrin : ou-vrier

Rythme
Accentuation : l'accent est placé sur le dernier terme d'une unité grammaticale :
→ sur la dernière syllabe si elle ne se termine pas par un e caduc.
→ sur l'avant-dernière syllabe si elle se termine par un e caduc.
Pause : (,)
→ césure qui coupe un vers en deux : hémistiches
→ pauses secondaires coupent chaque hémistiche en deux
« Un jour, (/) jefus aimé, (//) j’aimais, (/) elle était belle. »
1 2 3 4 5 6 1 2 3 4 5 6 → 2/4//2/4

Sonorités/Rimes
Homophonie interne/dans un vers :
→ répétition du son vocalique : assonance
→ répétition du son consonantique : allitération
« Un jour, (/) je fus aimé, (//) j’aimais, (/) elle était belle. » → assonance
« Ma pensée entraînée erre en tes rêveries » (Victor Hugo) → allitération
Homophoniefinale :
→ rimes masculines : pas de « e muet » : lieu/Dieu
→ rimes féminines : avec « e muet » : belle/immortelle
Poésie moderne : (depuis Appllinaire) : distinction entre rimes à terminaison consonantique et vocalique :
«  Je suis venu, calme orphelin vocalique
Riche des mes seuls yeux tranquilles » (Verlaine) consonantique
Qualité :
→ rimes pauvres : un son en commun
→ rimessuffisantes : deux sons en commun
→ rimes riches : plus de deux sons en commun
«  Ô jeunes gens ! Élus ! Fleurs du monde vivant, rimes suffisantes
Maîtres du mois d’avril et du soleil levant, -vant-
N’écoutez pas ces gens qui disent : soyez sages ! rimes suffisantes
La sagesse est de fuir tous ces mornes visages -age-
Soyez jeunes, gais, vifs, amoureux, soyez fous !rimes pauvres
Ô doux amis, vivez, aimez ! Défiez – vous -ou-
De tous ces conseillers douçâtres et sinistres rimes riches
Vous avez l’air joyeux, ce qui déplaît aus cuistres. » (Victor Hugo) -istre-
Disposition :
→ rimes plates : AA-BB
→ rimes croisées : AB-AB
→ rimes embrassées : AB-BA
«  Les sanglots longs A
Des violons A
De l’automne A
Blessent mon cœur BD’une langueur B
Monotone A
Dame Souris trotte, A
Noire dans le gris du soir B
Dame Souris trotte, A
Grise dans le noir » (Verlaine) B

Syntaxe et mètre
→ ajustement de la syntaxe au mètre
« J’enfouis ce trésor dans mon âme immortelle »
sujet + verbe + COD + complément circonstanciel
l’ordre synthaxique est respecté, une phrase en un alexandrin → équilibre
→accumulation de phrases simples
«  On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe. » (Victor Hugo)
sept propositions indépendantes (de deux syllabes) dans la première phrase + une interrogation dans la seconde + la réponse laconique (qui exprime tout en peu de mots) dans la dernière
trois phrases en deux alexandrins →...
tracking img