Voltaire

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  • Publié le : 1 mars 2009
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Voltaire est un philosophe des Lumières qui a écrit beaucoup de conte philosophique ironique, l’extrait proposé ici provient de son œuvre Candide et apparaît au début du chapitre trois. Ecrit en 1758 ce conte remporta un grand succès. Le chapitre, dont le titre est : « Comment Candide se sauva d'entre les Bulgares, et ce qu'il advint » raconte la fuite de Candide lors de la guerre opposant lesBulgares et les Abares. Nous allons voir quels sont les procédés utilisés par l’auteur pour dénoncer la guerre. Dans un premier temps, nous verrons les horreurs de la guerre et dans un second temps nous verrons comment Voltaire manie l’ironie.

Voltaire décrit la guerre comme un événement qui retire toute humanité aux soldats comme le montre le verbe « renversèrent », verbe utilisé engénéral pour des quilles l’emploi de ce verbe est donc ici un euphémisme. L’auteur ne s’arrête pas avec un seul verbe, il continue en utilisant des adjectif numéraux comme « millier d’homme », « 9000 à 10000 coquins » qui nous montre que la guerre provoque beaucoup de victime et nous fait imagine des scènes plus horribles les unes que les autres. Ces adjectifs sont accompagné d’adjectif indéfini tel que« environ », « à peu près » et « quelques » qui contraste fortement avec le nombre de mort, un de plus ou un de moins, il n’y a pas vraiment d’importance. Voltaire nous montre donc que peu importe le nombre de mort, même les adjectifs numéros restent vagues, l’important c’est le résultat. La vie humaine a peu de valeur durant la guerre pour les Roi, d’ailleurs les Rois dans ce passage sont décritde manière identique « Les deux rois chacun dans leur camp », il n’y a donc pas de bon et de méchant. Voltaire continue son récit en faisant déplacer son protagoniste dans un village attaqué par les Bulgares, l’auteur veut donc nous montrer une autre facette de la guerre, ce qui se passe loin du champ de bataille. Voltaire commence en nous disant que ce village est réduit en cendre « selon leslois du droit public ». Cette citation est mise en avant dans la phrase grâce à l’usage d’une virgule, l’auteur veut en effet bien nous faire comprendre que les lois de son époque sont mauvaises pour ce qu’il s’agit de la guerre. Elle en serait même peut-être responsable et l’initierais peut-être même ! Plus loin dans le texte, Voltaire nous fait une description des habitants après le passage desBulgares. On retrouve dans ce passage un fort champ lexical du massacre « des vieillards criblés de coups », « femmes égorgées », « « leurs mamelles sanglantes », « des filles éventrées », « d'autres à demi brûlées », « des cervelles étaient répandues sur la terre », « de bras et de jambes coupés ». Ces gens étant des civils, les soldats n’étaient absolument pas obligé de tous les tuer, on retrouvedonc une idée de folie guerrière, on ne tue pas par nécessité mais presque par envie, idée accentué par les articles indéfinis « des vieillards », « des filles ». Ce passage fait appelle à nos émotions, ici nous ressentons un véritable dégoût pour la guerre qui ne s’attaque qu’aux plus faibles comme nous le prouve les habitants massacrés « des vieillards », « des femmes ». Dans le même passagenous retrouvons la phrase « après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros » qui est un euphémisme pour désigner un viol. Le terme héros n’a donc plus aucune valeur, il n’y a pas de réelle héros dans une guerre, tout n’est qu’une question de point de vue.

La description de la guerre de Voltaire est horrible mais il arrive cependant à glisser tout au fil de l’extrait de l’ironiedans le but de nous rende ce passage moins choquant.

Dès la première phrase nous pouvons trouver de l’ironie. Voltaire commence en effet son texte par une énumération d’adjectif mélioratif « si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné », on s’attend donc naturellement à quelque chose de merveilleux ou du moins artistique comme un spectacle. Le dernier mot qui est « armées »...
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