Voyage haute mer

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  • Publié le : 12 avril 2011
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Le roman est surtout connu pour son style imité de la langue parlée et influencé par l'argot et qui a largement influencé la littérature française contemporaine. Il s'inspire principalement de l'expérience personnelle de Céline au travers de son personnage principal Ferdinand Bardamu : Louis-Ferdinand Destouches a participé à la Première Guerre mondiale en 1914 et celle-ci lui a révélél'absurdité du monde. Il ira même jusqu'à la qualifier « d'abattoir international en folie ». Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté. Il est hostile à toute forme d'héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre. Pour lui, la guerre ne fait que présenter le monde sous la forme d'un gant, mais un gant que l'on aurait retourné, et donton verrait l'intérieur, ce qui amène à la trame fondamentale du livre : la pourriture et sa mise en évidence.

Résumé
Personnages principaux
• Ferdinand Bardamu, le narrateur
• Léon Robinson
• Lola, américaine rencontrée à Paris et retrouvée à Manhattan
• Musyne, violoniste rencontrée à Paris
• Molly, américaine rencontrée à Détroit
• Bébert, petit garçon rencontré dans la banlieueparisienne
• La tante de Bébert
• La famille Henrouille (la bru, son mari et sa belle-mère)
• Madelon, amante de Robinson (et, à l'occasion, de Bardamu)

Voyage au bout de la nuit est un récit à la première personne dans lequel Bardamu raconte son expérience de la première guerre, du colonialisme en Afrique et de l'Amérique de l'entre-deux guerres.
Bardamu a vu la Grande Guerre et l'ineptiemeurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre mais aussi le point de départ du pessimisme qui traverse tout le récit.
Bardamu part ensuite pour l'Afrique où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour Bardamu, c'est même l'Enfer etil s'enfuit vers l'Amérique de Ford, du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n'aime pas les États-Unis mais c'est peut-être le seul lieu où il fit la rencontre d'un être, Molly, qu'il aima jusqu'au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu, ce n'est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit, mais de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retournedonc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il devient alors médecin dans la banlieue parisienne et côtoie la misère humaine tout comme en Afrique ou dans les tranchées de la première guerre mondiale.
Analyse de l'oeuvre
Ce roman peut être qualifié par quelques adjectifs :
• Antinationaliste : Le patriotisme est, selon Céline, l'une des nombreuses faussesvaleurs dans lesquelles l'homme s'égare. Cette notion est visible notamment dans la partie consacrée à la Première Guerre mondiale, au front, puis à l'arrière, où Céline s'est fait hospitaliser.
• Anticolonialiste : Ceci est surtout visible lors du voyage de Bardamu en Afrique. C'est le deuxième aspect idéologique de cette œuvre, et pas le moindre. Il qualifie le colonialisme de « mal de la mêmesorte que la Guerre » ; il en condamne donc le principe, l'exploitation sur place des colons, dresse un portrait extrêmement caricatural des occidentaux là-bas.
• Anticapitaliste : Ceci se repère naturellement dans la partie consacrée aux États-Unis, lors de son voyage à New York, puis à Détroit, principalement au siège des usines automobiles Ford. Il condamne bien évidemment le taylorisme, cesystème qui « broie les individus, les réduit à la misère, et nie même leur humanité » reprenant sur ce point quelques éléments de Scènes de la vie future (1930) de George Duhamel qu'il a lu au moment de l'écriture du Voyage1. Le regard qu'il porte sur le capitalisme est étroitement lié à celui qu'il porte au colonialisme.
• Anarchiste : À plusieurs reprises, l'absurdité d'un système hiérarchique...
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