L'argent peut tout, il permet tout, il donne tout (...) j'ai appris la grande leçon les hommes ne sont pas bons. c'est la force qui gouverne le monde, et ces petits rectangles de papier bruissant, voilà la forme moderne de la force.

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Est-ce que, comme l’ancien Topaze, vous êtes contre les bienfaits de l’argent ou alors êtes vous le nouveau Topaze, celui qui dit que « l’argent peut tout, il permet tout, il donne tout (…) J’ai appris la grande leçon, les hommes ne sont pas bons. C’est la force qui gouverne le monde, et ces petits rectangles de papier bruissants, voilà la forme moderne de la force. » Êtes-vous vous-même enaccord entre la façon dont vous considérez l’argent et la façon dont vous l’utilisez ? Il est fréquent d’entendre des personnes déclarer que « l’argent ne fait pas le bonheur »etc. mais comment réagiraient-elles une fois confrontées à une réalité qui n’est pas leur. Une réalité dans laquelle l’argent coulerait à flot, une réalité dans laquelle tout serait possible grâce à l’argent.

Laconquête du pouvoir, voilà quel est le rêve de toujours de la race humaine. Le but ultime de l’homme. Son nirvana, son 7è ciel. Depuis la nuit des temps, le pouvoir se situe au niveau de ceux qui ont la force. Que cette force soit militaire ou autre, peut importe.

Aujourd’hui cette force est représentée par l’argent. C’est à celui qui en a le plus que reviens le droit d’être au-dessus des autres,au-dessus du commun des mortels.
Celui qui gouverne, et que ce soit un pays ou une entreprise, une région ou une association, se doit d’être présentable, « sortable ». Il se doit d’être bien habillé, d’être bien entouré, d’avoir les relations, les contacts nécessaires. Et quoi d’autre que l’argent pour remplir de tels buts.

Dans l’œuvre de Marcel Pagnol, Topaze, instituteur aux valeurs moralespourtant bien affirmées, se retrouve malgré lui entraîné dans un cycle tortueux où se mêlent indifféremment argent sale et affaire illégales. Malgré que ses maîtres mots furent « Pauvreté n'est pas vice », « Il vaut mieux souffrir le mal que le faire », « L'oisiveté est la mère de tous les vices », « Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée » et « L'argent ne fait pas le bonheur » , Topaze selaisse petit à petit prendre au jeu de l’argent, allant même jusqu’à devenir le meilleur (ou le pire, c’est selon) de tous.

Il est aussi dit de l’argent qu’il est un « moteur du progrès » et un « moyen de libération sociale ».

Marx peut aussi être cité : « Ce qui existe pour moi, par l'argent, ce que je peux payer ; c'est-à-dire ce que l'argent peut acheter, cela, moi le possesseur de l'argent,je le suis. Ma force est aussi grande que la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces, puisque je suis le possesseur de l'argent. Ce que je suis et ce que je peux n'est donc nullement déterminé par mon individualité. Je suis laid ! Mais je puis m'acheter les plus belles des femmes. Je ne suis pas laid car l'effet de la laideur, sa force répulsive, est détruitepar l'argent [...]. » Il affirme donc que l’argent fait ce qu’il est, c’est à dire que chacun est défini par l’argent qu’il possède et rien d’autre. Que le physique ou le caractère n’entre plus en compte dans les relations car l’argent fait office de nettoyant. Que quand l’argent passe, les défauts trépassent.

Et une fois devenu un engrenage de cette machine infernale qu’est l’argent, impossibled’en sortir. Non que l’on n’ait pas les capacités pour en sortir, bien que ce soit parfois le cas, mais plutôt que l’on se complait dans une telle situation, qu’elle soit nette et propre ou entachée de larcins, petits ou gros.

Il faudrait malgré tout ne pas oublier que certaines personnes sont devenues des icônes connues mondialement malgré le fait qu’elles n’aient pas eu de comptes enbanque bien remplis. Prenons le cas de Mère Thérèsa, une grande parmi les plus grandes qui, sans être riche comme Crésus, a aidé pendant toute sa vie les plus pauvres. Elle s’est donnée corps et âme à tous ces gens qui avaient encore moins qu’elle. Et que l’on n’aille pas dire qu’elle n’avait aucune force ! Car elle en avait, et même plus que de nombreuses personnes qui sont des milliers, des...
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