L'art

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  • Publié le : 22 février 2010
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«L'art est un reflet de la réalité, un miroir souvent déformant qui nous donne des choses une vision fausse .» platon

«l'imitation, c'est-à-dire l'habileté à reproduire avec une parfaite fidélité les objets naturels, tels qu'ils s'offrent à nous constituerait le but essentiel de l'art « hegel

Le mot "art" a un sens très large : c'est un ensemble de procédés visant à produire un résultat.Il désigne donc l'art culinaire, médical, etc. autant que les beaux-arts. Pour cerner le sens de ce mot, ce qu'il y a de spécifique en lui, on le distingue souvent de la nature (considérée comme un autre mode de production des êtres) et de la science (considérée comme pure théorie par opposition au faire de tout art en général).

Platon et Aristote s’opposent sur ce point.
1 - Platon contrel’imitation et pour l’art symbolique.
Platon dans La République rejette l’imitation comme contraire à toute spiritualité c’est-à-dire à toute élévation de la conscience. Il prend l’exemple d’un lit.
Il distingue :
le lit comme idée et plan de réalisation de l’artisan ;
le lit comme objet matériel réalisé à partir de l’idée par l’artisan ;
le lit peint par un artiste qui est une copie du litmatériel.
Le lit peint est en soi une copie peinte d’une copie matérielle d’une idée. On ne peut pas se coucher sur un lit peint. Le lit matériel s’il est cassé ne pourra être réparé que d’après l’idée ou le plan du lit et non d’après sa représentation picturale.
Avec cet exemple Platon entend critiquer l’art grec de son époque. Si Platon avait pris l’exemple d’une statue d’un dieu, il aurait étéobligé de dénoncer le fait qu’elle était une idéalisation de canon de beauté des corps humains au lieu d’être une représentation de l’idée du divin. Certes un corps humain est pour Platon non sans rapport avec l’âme mais une statue ne sera qu’une copie d’une copie de l’âme. Une âme dotée d’un corps est déjà une âme plus grossière que celle d’un dieu sans corps donc au fond la statue est pour Platon uneidolâtrie. Pour Platon l’art égyptien qui symbolise et évite de confondre les dieux avec des corps d’hommes est plus spirituel.
2 - Aristote pour l’imitation comme mimesis de l’art classique.
Aristote bien que disciple de Platon n’adhère pas à sa critique de l’art grec. Aristote parle d’imitation mais il il va mettre en valeur la polysémie du mot grec mimesis en le couplant avec le muthos, lamise en intrigue. Pour être vraisemblable une tragédie reprend par exemple des traits du réel mais en procédant à des généralisations qui toucheront tous les spectateurs ou en éliminant ce qui paraîtrait invraisemblable bien que fort possible ou même ayant eu lieu réellement. L’imitation au sens de mimesis est donc une réécriture intelligente de la réalité. Elle permet mieux de se l’expliquer. Cepropos s’applique aussi aux arts plastiques. Le sculpteur et l’architecte grec vont s’efforcer de supprimer les lignes de fuite verticales. La statue sera au-dessus du spectateur dans des proportions semblables à un face à un face. La Parthénon a lui aussi des colonnes conçues pour éviter la sensation de lignes de fuite verticales. Ainsi au coeur même de la perspective il y a une intelligencehumaine à l’oeuvre. A la renaissance, la perspective servira à l’ingénieur pour concevoir ses machines. L’artiste en inspirant l’ingénieur en lui ne sera-t-il pas au-dessus d’un simple artisan contrairement à ce qu’envisageait Platon ?
Explication :
L’homme en imitant la nature peut se réjouir de faire en apparence aussi bien qu’elle. Toutefois ce sentiment de valorisation de soi-même finit pars’épuiser dès lors que le sujet ne reste que la nature. On ne peut pas valoriser sa technicité et sa supériorité par rapport à la nature de façon convaincante tant qu’on continue à en faire le sujet central de son oeuvre.
Hegel lorsqu’il critique l’imitation semble proche de la position de Platon. Pour lui comme pour Platon le plaisir lié à l’imitation reste très relatif. D’ailleurs comme Platon...
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