L'avenir d'une illusion - freud

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  • Publié le : 30 avril 2011
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La religion, bien que parfois contestée, apporte beaucoup à l'Homme, qui en a un réel besoin. Sigmund Freud s'interroge sur ce que cette croyance apporte, comment et pourquoi un tel besoin de religion. Le texte qui nous est proposé est issu de l'ouvrage L'Avenir d'une Illusion. Dans cet extrait, Freud explique les fondements de la religion grâce à la psychanalyse. L'enjeu philosophiques'interroge sur la raison de ce besoin de religion, ce qu'elle lui apporte et les effets de celle-ci. La thèse de l'auteur est la suivante : La religion n'est qu'illusion, mais Dieu a tout de même un rôle de protecteur, ce qui n'est pas forcément une bonne facon de résoudre les conflits.
Nous nous proposons d'expliquer et de commenter le texte de Freud afin de mettre en lumière son interet. Notre étudesuivra le mouvement argumentatif de celui-ci. Tout d'abord (l1-l6), l'auteur critique la religion et ses idées, selon lui illusoires, en nous expliquant son fondement. Ensuite (l6-l13) il nous expose son developpement, la facon dont elle répond à nos questions et enfin (l13-l18), Freud conclu sur le fait que la religion n'est pas toujours capable de satisfaire nos désirs, elle n'est pas infaillible.Dans cette première partie, Freud énonce sa thèse, à savoir la provenance des idées religieuses, leur origine, et la capacité qu'elles ont à répondre à nos questions. Selon lui, le sentiment religieux qurait une origine psychologique : la detresse infantile, le besoin de protection et d'amour, ce que donne en principe le père. Mais il critique la religion. D'après Feud, cette dernièren'apporte pas de vraies réponses aux questions existentielles que se pose l'humanité. Elle n'apporte que des réponses illusoires à de véritables questions (puisque elles sont existentielles). Il affirme que ces idées ne sont absolument pas le résultat d'un reflexion, d'une sagesse, elles n'ont rien à voir avec la raison.Nous pouvons remarquer le point de vue de l'auteur, mis en avant par le vocabulaireet le champs lexical de la négation et de la determination, comme "ne sont pas" et les énumérations. Les dogmes ne sont pas une idée mais un acte, la réalisation des désirs les plus anciens , la force des dogmes vient de la force de ces désirs là. Après cette critique, il s'attache à trouver leur origine. Le "pourquoi" de cette croyance, pourtant si fausse d'après lui. Il explique que l''hommecroit tout d'abord pour satisfaire ses désirs, notement celui d'être aimé et protégé, d'être "protégé en étant aimé". Il dit clairement que les idées religieuses ne sont que des illusions qui permettent à l’être humain de satisfaire ses désirs. Il se demande d'où vient cette croyance si forte en un dieu, une religion. Il énonce donc les causes et les circonstances qui pourraient expliquer la forcede la religion. D'après Freud, la force de cette derniere vient du fait que les désir de réponses est très fort lui aussi, plus on veut savoir (donc plus notre désir est fort), plus les réponses nous parraissent vraies, et sont fortes. La religion étant censée répondre à des questions existentielles, donc d'une force incomparable, les réponses nous parraissent d'autant plus fortes. La religion estdonc fondée sur des désirs très forts, les désirs infantiles d'être aimé et protégé. Toute cette croyance ne résulte que du fait que nous souhaitons réaliser nos désirs, c'est à dire savoir, avoir des réponses.

Mais Freud, tout comme Marx et Nietzsche, est un des "maitres du soupçon" selon Ricoeur, c'est à dire qu'il critique les fondamentaux, et affirme que ces discours prétendant être vrais(les discours que tient la religion) sont faux. La croyance religieuse est la satisfaction fantasmée d'un besoin psychologique réel et présent. Pour ces philosophes, la religion est l'opium du peuple (plus précisément selon Marx), et si les Hommes croient, c'est parce qu'ils se "défoncent" à la religion pour oublier ce monde cruel et sans sens. La premiere partie de cet extrait est donc une...
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