L'organisation des soins

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  • Publié le : 20 novembre 2010
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L’organisation des soins

On questionne différents éléments de la production de soin, de façon séparée ou articulée, pour cerner les processus sociaux qui s’articulent autour :

1. Les savoirs théoriques, pragmatiques, appris et détenus par les professionnels de Santé

2. Les institutions dans lesquelles ses savoirs s’élaborent et s’expriment en pratique courante

3. Le groupeprofessionnel et son autorité pour agir

4. Les idéologies, valeurs, éthiques, ce qui définit une culture professionnelle en somme

5. Les malades avec lesquels les professionnels sont en interaction

L’humanisation des hôpitaux

Cela se fait dans les services pédiatriques et notamment à travers la question de la place des parents auprès des enfants hospitalisés.

1. Latransformation du regard social

On a ici une transformation du regard social qui induit une conséquence : une modification de la séparation entre le monde profane et le monde médical.

Les règles d’hygiène, de sécurité, de fonctionnement font que la famille ne peut pas être laissée à elle-même, elle doit être prise en charge.

2. Le travail sur les sentiments

Cette prise en charge consisteen un travail sur les sentiments (défini par A.STRAUSS) : c’est l’ensemble des pratiques du personnel soignant sur le comportement des malades pour que ce soit conforme aux attentes du professionnel de santé.

Ces pratiques sont :
• variées
• peu codifiées
• peu normées
• clairement définies (et pas seulement de la compassion)
• acquises au cours d’un apprentissage• font l’objet d’une compétence technique
Elles se constituent dans les interactions entre soignant et famille sous forme de négociations

Ces routines professionnelles qui découlent de ces pratiques apprises sont des compétences d’ordre psychologique : cerner le profil psychologique des parents pour pouvoir le contrôler et contrôler les réactions angoissantes.

3. La gestion des émotionsAinsi, considérer que la gestion des relations avec les parents nécessite des compétences propres induit qu’il est nécessaire de ne considérer les parents que d’un point de vue professionnel afin de maintenir une distance particulière.

Ce travail là permet donc en retour aux professionnels de santé de gérer leurs émotions (contrôle des affects), ce qui est un critère de professionnalisme.Comment ce travail s’inscrit dans l’organisation générale de l’hôpital ? Comment est il valorisé ?

Prenons l’exemple des soins palliatifs, resté longtemps un domaine peu investi.

Cela invite à repenser les objectifs et les critères de fonctionnement de la médecine car on travaille maintenant sur un domaine spécifique d’intervention : le confort (au contraire de la médecine curative dontl’objectif est de guérir).

On repense alors les compétences et les pratiques quotidiennes : on voit apparaître une collaboration entre les médecins et les paramédicaux.
En effet ces derniers élaborent un ensemble d’observations qui sont de moindres inserts dans d’autres services, mais qui deviennent primordiaux ici pour que les médecins s’adaptent aux situations nouvelles (par exemple apparitionde la douleur) et ajustent ainsi les prescriptions.
Les paramédicaux relaient donc l’information.

La place de ces paramédicaux est donc centrale et la reconnaissance peu classique

La circulation de l’information entre médecins et malades

S. Fainzang étudie la circulation de l’information entre le médecin et le malade autour de 4 questions :
• Quelle est la place de l’information dansl’échange médecins/malades ?
• Quelle est la nature de l’information reçue par le malade ?
• Quelle est la nature de l’information que le malade souhaite ?
• Quelle place occupe le mensonge dans la relation de chacun des protagonistes ?

Elle va faire une ethnographie : elle recense les pratiques et les usages de la diffusion d’information, les arguments invoqués par les uns...
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