L'utopie

Pages: 6 (1268 mots) Publié le: 6 février 2011
Solon, le fondateur du premier état de droit, est le parfait exemple de l'homme qui avait pris un idéal de justice comme guide, sans se faire d'illusions sur les obstacles auxquels il se heurterait en chemin. En raison même de son altitude et du mystère qui l'entoure, l'idéal protège l'homme d'action contre la tentation de détruire le médiocre présent pour hâter l'avènement de l'avenir radieux.Cela est également de rigueur pour le progrès. Le progrès technique représente l’amélioration des techniques, y compris organisationnelles, qui sont utilisées dans un processus de fabrication, ou qui concernent l'informatique, les capacités militaires,la médecine, etc. On peut cependant raccorder la notion de liberté avec celle du progrès car toutes deux sont des paramètres dans la société. L'utopie serait ainsi une aubaine pour la société avec la liberté et le progrès, dans ce lieu inexistant la conception d'une société idéale où les rapports humains sont réglés mécaniquement ou harmonieusement et laisserait au libre cours à la liberté etprogrès social. La fiction dans ce cas s'appuie sur une critique globale de la société où vivent ses acteurs (nous les hommes) et l'aspiration à un monde meilleur.

Comme l'homme existe dans un contexte déterminé, physique et social, une liberté inconditionnée n'est pas possible. La liberté qualifie en effet la relation de l'être humain en tant qu'agent et du monde physique, relation notammentconsidérée dans son rapport à un déterminisme supposé ou réel. Cette question concerne donc particulièrement l'immanence et la transcendance de la volonté humaine par rapport au monde. La liberté s'oppose en général (ce n'est donc pas toujours le cas) au déterminisme, au fatalisme et à toute doctrine qui soutient la thèse de la nécessité du devenir. Le concept de liberté divise trèsschématiquement les philosophes en deux camps: ceux qui en font le fondement de l'action et de la morale humaines (Épicure, Descartes, Kant), et ceux qui nient une quelconque transcendance de la volonté par rapport à des déterminismes tels que la sensibilité (DéSpinoza, Nietzsche). L'utopie est irréalisable, maisplutôt à la manière d'un devis, dont la réalisation supposerait des conditions qui n'existent pas. Des précisions imaginaires, semblables à celles que l'on trouve dans les plans et les scénarios des films fantastiques ou de sciences fictions. Tôt ou tard, un chef charismatique ayant une mentalité d'ingénieur et persuadé que l'homme peut réussir là où Dieu a échoué, ne résistera pas à la tentation detransformer l'humanité, c'est-à-dire de lui enlever sa forme actuelle, et la remplacer par l'utopie. Les pires crimes lui paraîtront alors justifiés. Est-il besoin d'évoquer ici le souvenir de Staline, d'Hitler et plus près de notre époque, Saddam Hussein. L'utopie a pour vocation de projeter un idéal social, non de le réaliser : métaphoriquement, l'utopie ressemble à une ligne d'horizon verslaquelle l'on tend, sans jamais l'atteindre. Et d'ailleurs, l'utopie, justement parce qu'elle n'existe pas, invite d'autant mieux à l'idéalisation. Une autre facette de l’utopie est la volonté d’ordonner les choses, d’ordonner la société, d’ordonner l’Homme. Or dans ces constructions ordonnées (voire hyper-ordonnées), il n’y a pas de place pour la différence de vision, l’opposition ou tout au moinsles divergences des classes sociales, les contradictions d’intérêt, l’opposition des idées.
Il ne peut y avoir d’exception dans une société utopique : tous sont soumis à un type d’organisation et à un seul. C'est pourquoi on ne peut laisser place à l'éventualité de liberté. L'utopie n'est qu'un beau rêve qui reste dans le domaine de l'imaginaire et non de la réalité. L'utopie, comme nous...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • L'utopie
  • L'utopie
  • L'utopie
  • L'utopie
  • L'utopie
  • L'utopie
  • L'utopie
  • L'utopie

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !