Commentaire du paragraphe 7 des prolégomènes à toute métaphysique future de kant

3876 mots 16 pages
introduction
Dans l'ouvrage duquel est extrait notre texte, les Prolégomènes à toute métaphysique future qui pourra se présenter comme science, le but de Kant est de se demander si la métaphysique est possible. La métaphysique est qualifiée de " prétendue science ". Elle ne progresse pas alors que toutes les sciences progressent. Le but de Kant n'est pas de ruiner définitivement la métaphysique mais de définir les conditions qui la rendent possible comme science, car la raison humaine ne peut vouloir renoncer à construire une telle science. Il s'agira donc de préparer une " renaissance " de la métaphysique, et les Prolégomènes auront pour vocation d'inaugurer une science "entièrement nouvelle " ; bien que n'étant qu'un plan fait d'après l'œuvre achevée, la Critique de la Raison Pure. Il nous y est dit qu'une science doit être définie par son caractère propre qui est son objet, les sources de sa connaissance et ses modes. Or, les sources de la métaphysiques ne peuvent pas être empiriques (ni dans l'expérience externe, comme la physique, ni dans l'expérience interne, comme la psychologie empirique). C'est donc une connaissance philosophique pure. Dans son entreprise, Kant commencera par séparer les deux grands types de jugements : les analytiques, ou simplement explicatifs, parce qu'ils n'apportent pas de connaissance nouvelle, et les synthétiques, ou extensifs, qui accroissent les connaissances. Tous les jugements analytiques sont a priori selon Kant, quand bien même leurs concepts seraient empiriques (exemple : l'or est un métal jaune). Kant affirme ensuite qu'il y a deux sortes de jugements synthétiques : a posteriori : c'est évident de tous les jugements dont l'origine est empirique, et a priori : qui proviennent de l'entendement et de la raison purs. Dans ce paragraphe, Kant donnera comme exemple de jugements synthétiques a priori les jugements mathématiques et uniquement les jugements mathématiques. Il est bien conscient qu'il s'agit là de quelque chose de

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