Didh dissertation, le droit à la vie

1941 mots 8 pages
Le droit à la vie vise à la protection de l’intégrité physique et morale de la personne humaine, de fait il concourt au respect de la dignité humaine dont la Cour européenne affirme qu’elle est « l’essence même de la Convention » avec la liberté. Victor Hugo disait « l’inviolabilité de la vie humaine est le droit des droits ». Cela nous laisse à penser que le droit à la vie ne connaît aucune exception. Victor Hugo suppute l’idée d’un droit à la vie absolu. Pour autant, dans la théorie comme dans la pratique, et ce à l’international, le droit à la vie ne peut être qualifié d’absolu. Ce droit reste tout de même un droit fondamental protégé par la Loi au sein des Etats, et énoncé dans de nombreux textes internationaux, notamment la CEDH. Il convient donc de voir quelle est la portée de ce droit à la vie aujourd’hui dans le domaine du Droit International des droits de l’Homme. Il faut alors comprendre que la théorie (I) et la pratique ne présentent pas la même portée de ce droit.

I- Le droit à la vie : une portée effective en théorie

Le droit à la vie est défini par comme une « valeur fondamentale des sociétés démocratiques », il est donc accompagné d’obligations particulières (A), mais ce droit connaît aussi des exceptions à ces obligations (B). A- Un droit intangible, « valeur fondamentale des sociétés démocratiques »

Il faut alors constater que la CEDH consacre le droit à la vie dans son article 2 (1), mais aussi que le champ d’application de cet article est fortement modifié par la jurisprudence rendue par le juge européen (2). 1- L’article 2 de la CEDH consacrant la protection du droit à la vie

L’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme précise que le droit à la vie est protégé par la loi. De fait, elle demande aux Etats de protéger la vie de chacun en évitant les atteintes à ce droit qu’elles soient du fait des pouvoirs publics ou d’autres individus, car on ne peut donner la mort intentionnellement. La protection de ce

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