Dissertation apologue récit morale, placere et docere

Pages: 13 (3142 mots) Publié le: 30 octobre 2010
Examen blanc du 1er trimestre 1ère S2 OBJET D’ETUDE : CONVAINCRE, PERSUADER, DELIBERER
DOCUMENTS A - Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, livre III (1782) B – Denis Diderot, Jacques le Fataliste et son maître (publié en 1796) C – Raymond Queneau, Battre la campagne (1968) ECRITURE I) Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 points) : En quoi ces trois textes argumentatifss’appuient-ils sur un registre comique ? II) Vous traiterez ensuite l’un de ces sujets (16 points) : Sujet 1 : Commentaire Vous commenterez le texte de Rousseau (document A) Sujet 2 : Dissertation Vous direz si, selon vous, le récit prime sur la morale dans un apologue. Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus et sur d’autres apologues que vous connaissez. Sujet 3 : Invention Imaginez un apologueà la manière de Diderot (en prose) ou de Queneau (en vers) qui aura lui aussi une dimension parodique dans sa visée argumentative. DOCUMENT A On donnait ce jour-là un grand dîner, où, pour la première fois, je vis avec beaucoup d'étonnement le maître d'hôtel servir l'épée au côté et le chapeau sur la tête. Par hasard on vint à parler de la devise de la maison de Solar, qui était sur la tapisserieavec les armoiries : Tel fiert qui ne tue pas. Comme les Piémontais ne sont pas pour l'ordinaire consommés dans la langue française, quelqu'un trouva dans cette devise une faute d'orthographe, et dit qu'au mot fiert il ne fallait point de t. Le vieux comte de Gouvon allait répondre ; mais ayant jeté les yeux sur moi, il vit que je souriais sans oser rien dire : il m'ordonna de parler. Alors jedis que je ne croyais pas que le t fût de trop, que fiert était un vieux mot français qui ne venait pas du nom ferus, fier, menaçant, mais du verbe ferit, il frappe, il blesse ; qu'ainsi la devise ne me paraissait pas dire : Tel menace, mais tel frappe qui ne tue pas. Tout le monde me regardait et se regardait sans rien dire, on ne vit de la vie un pareil étonnement. Mais ce qui me flatta davantagefut de voir clairement sur le visage de Mlle de Breil un air de satisfaction. Cette personne si dédaigneuse daigna me jeter un second regard qui valait tout au moins le premier ; puis, tournant les yeux vers son grand- papa, elle semblait attendre avec une sorte d'impatience la louange qu'il me devait, et qu'il me donna en effet si pleine et entière et d'un air si content, que toute la tables'empressa de faire chorus, ce moment fut court, mais délicieux à tous égards, ce fut un de ces moments trop rares qui replacent les choses dans leur ordre naturel, et vengent le mérite avili des outrages de la fortune. Quelques minutes après, Mlle de Breil, levant derechef les yeux sur moi, pria, d'un ton de voix aussi timide qu'affable, de lui donner à boire, on juge que je ne la fis pas attendre ;mais en approchant je fus saisi d'un tel tremblement, qu'ayant trop rempli le verre, je répandis une partie de l'eau sur l'assiette et même sur elle. Son frère me demanda étourdiment pourquoi je tremblais si fort, cette question ne servit pas à me rassurer, et Mlle de Breil rougit jusqu'au blanc des yeux. DOCUMENT B Tenez, monsieur, toutes ces grandes sentences que vous venez de débiter à propos debotte ne valent pas une vieille fable des écraignes1 de mon village. LE MAÎTRE : Et quelle est cette fable ? JACQUES : C'est la fable de la Gaine et du Coutelet. Un jour la Gaine et le Coutelet se prirent de querelle ; le Coutelet dit à la Gaine : « Gaine, ma mie, vous êtes une friponne, car tous les jours, vous recevez de nouveaux Coutelets... La Gaine répondit au Coutelet : Mon ami Coutelet,vous êtes un fripon, car tous les jours vous changez de Gaine... Gaine, ce n'est pas là ce que vous m'avez promis... Coutelet, vous m'avez trompée le premier... » Ce débat s'était élevé à table ; Cil, qui était assis entre la Gaine et le Coutelet, prit la parole et leur dit : « Vous, Gaine, et vous, Coutelet, vous fîtes bien de changer, puisque changement vous séduisait ; mais vous eûtes tort de...
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