Histoire du vin et de lq vigne

4920 mots 20 pages
Histoire de la vigne et du vin

Aller à : Navigation, rechercher

Cratère de Derveni montrant faunes et bacchantes dansant sous une vigneMusée archéologique de Thessalonique.
L’histoire de la vigne et du vin est si ancienne qu’elle se confond avec l'histoire de l’humain. L'Épopée de Gilgamesh, récit akkadien vieux de quatre mille ans parle déjà du vin, tandis que la Bible fait de Noé le premier agriculteur1.
La vigne et le vin ont représenté un élément important des sociétés occidentales, intimement associés à leurs économies et à leurs cultures. Le vin synonyme de fête, d'ivresse, de convivialité, qui a investi le vaste champ des valeurs symboliques, est aujourd'hui présent dans la plupart des pays du monde. Son existence est le fruit d’une longue histoire mouvementée.
Passage de la vigne sauvage à la vigne cultivée[modifier]La vigne sauvage est une liane qui poussait sur les arbres des lisières et ripisylves jusqu'à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Elle est apparue avant l'humanité et est encore représentée en Europe par Vitis vinifera subsp. sylvestris, notamment en forêt rhénane inondée.

Feuille fossilisée de Vitis sezannensis.
Au XIXe siècle, dans les tufs de la commune de Sézanne, des fouilles ont mis à jour des restes fossilisés d'une vigne de l'âge tertiaire (paléocène) qui a été baptisée Vitis sezannensis. Cette variété, disparue de l'Europe, subsiste de nos jours dans le sud-est du continent américain2.
L’histoire de la vigne se confond avec celle du bassin méditerranéen. Il y a plus d’un million d’années, la vigne y poussait déjà sous forme de lambrusques, lianes sauvages qui n’ont qu’une très lointaine ressemblance avec nos modernes cépages. Une analyse de 154 pieds de lambrusques spontanées3 a permis d'établir que les individus sylvestris présentent par rapport aux sativa : un sinus pétiolaire de la feuille plutôt ouvert à très ouvert ; une feuille plutôt entière, présentant 1 à 3 lobes ; un nombre important de dents

en relation

  • Panorama de la littérature française
    164479 mots | 658 pages