Kyenesss

Pages: 5 (1096 mots) Publié le: 5 janvier 2011
Les risques et instabilité du système

Selon Keynes Deux sortes de risques influent sur l'importance de l'investissement

Le premier de ces risques, celui de l'entrepreneur ou emprunteur, naît des doutes qu'il conçoit lui-même quant à la -probabilité d'obtenir effectivement le rendement qu'il espère. Lorsqu'un homme expose son propre argent, c'est le seul risque qui intervient.Mais, quand existe un système de crédit, c’est à dire, quand on peut octroyer des prêts en les entourant d'une marge de garantie réelle ou, personnelle, il intervient une seconde sorte de risque que nous appellerons le risque du prêteur. Ce risque peut être dû soit à une contingence morale, carence volontaire ou autre manquement soit à une insuffisance possible de la marge de garantie, c'est à-dire àun défaut involontaire causé par une prévision déçue.

Or le risque de la première catégorie est, en un certain sens, une charge nécessaire de la communauté, charge qui peut d'ailleurs être allégée par la division des risques et par une exactitude plus grande de la prévision. Le risque de la seconde catégorie est, au contraire, une pure addition au Coût de l'investissement ; il n'existerait pas,si le préteur et l'emprunteur étaient une même personne.

Le temps keynésien est irréversible contrairement au temps logique de l’analyse klassique. Pour les agents économiques, l’engagement dans la longue période est une perspective angoissante par opposition à la recherche d’un équilibre de long terme qui de toute façon ne peut que se produire. Les institutions bancaires et financièresrépondent à cette crainte en organisant, dans une certaine mesure, une réversibilité permettant de passer de la solidité à la liquidité

Avec l’apparition des marchés financiers, elle se traduit d’abord par un changement dans la propriété des entreprises dans le système capitaliste.

Si la forme d’organisation que représentent les marchés financiers et les bourses de valeursfacilite l’investissement, elle n’en permet pas moins l’apparition de sérieux inconvénients : bulles spéculatives, risque préteur, risque emprunteur, risque marché etc.
Keynes considérait la recherche et la valorisation de la liquidité comme une maxime antisociale.
Dans certaines circonstances, cette recherche de la liquidité conduit à «  l’économie du casino ». Elle renvoie à l’un desfacteurs fondamentaux du risque keynésien, la polarisation des opinions
La polarisation :
Elle s’exprime par les termes suivants : C’est un fait notable que la stabilité du système et sa sensibilité aux variations de la quantité de monnaie dépendent à ce point de la diversité des opinions
Si la diversité des opinions est une condition nécessaire, cela signifie, à l’inverse que lapolarisation d’un état de l’opinion, euphorie ou déception quant au futur entraînera des variations brutales du système économique.

Crises bancaires et financières

Dans la crise bancaire et financière des années 30, les agents se sont engagés dans une course à la liquidité. Dans cette situation, le système bancaire devient très fragile. Cette soif de liquidité est jugée par Keynescomme rationnelle eu égard aux pertes enregistrées auparavant. Keynes montrait la fragilité de celui-ci du fait de sa position, de son interposition dans le financement car les banques deviennent extrêmement soucieuses de garder le reste de leurs ressources sous une forme aussi liquide et sûre que possible. De mille manières imperceptibles les conséquences s’en font sentir sur les nouvellesentreprises, car cela revient à dire que les banques acceptent moins volontiers que d’habitude de financer tout projet susceptible d’entraîner un blocage de leurs ressources.

Les stabilisateurs du système économique keynésien

Grâce à certaines propriétés de ce-sous-systeme, les fluctuations dues à l’instabilité de la confiance vont s’amortir. Keynes avance des arguments qui sont à la fois...
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