La conscience

Pages: 5 (1047 mots) Publié le: 10 octobre 2012
Etre conscient, c’est en effet agir, sentir ou penser et savoir qu’on agit, qu’on sent et qu’on pense. L’homme, dans la mesure où il est conscient, n’est plus simplement dans le monde, chose parmi les choses, vivant parmi les vivants. Il est au contraire devant le monde et ce vis-à-vis lui donne la possibilité de connaître, de comprendre, de juger et de transformer (intervenir) ce monde.Cette proximité, l’homme la aussi avec lui-même. Il a conscience de lui-même à travers ces actes, sentiments ou pensées, mais cela ne lui donne pas pour autant une entière intelligibilité de lui-même. Tous nos actes sont ils compréhensibles ? L’expérience du remord, de la souffrance révèlent les contradictions qui habitent l’homme. Ces contradictions sont autant d’obstacles à la connaissance de soiet nous éloignent d’un rassurante identité.


Cette conscience est alors une grandeur ou une misère de l’homme ? Etre conscient est le propre de l’homme elle constitue sa grandeur et sa dignité. Mais cette conscience arrache l’homme de l’innocence du monde naturel et connaît par elle sa misère.


L’homme oscille souvent entre deux attitudes.
- L’anthropomorphisme : tendance à prêter à toutêtre une conscient semblable à la sienne, se donnant ainsi presque magiquement une familiarité et un intimité avec le monde.
- L’anthropocentrisme : émerveillement d’être le seul témoin de ce monde et considère que l’univers converge vers lui ou même n’existe que pour lui.
Cette distance que la conscience ouvre entre soi et le monde ou entre soi et soi offre un espace à l’examen, au questionnementet au doute. La conscience avant d’être une question philosophique, est la condition qui rend possible la pensée elle-même. L’oracle de Delphes et son injonction « connais-toi toi même ! » ouvre l’espace aux questionnements sur les savoirs et les certitudes. Socrate au terme se son questionnement ne sait qu’une chose : « il ne sait rien ». Ce non-savoir est conscient et c’est une forme desagesse.

La pensée offre une possibilité de critique sur les certitudes et ouvre la voix à un savoir véritable qu’elle ne possède pas. C’est avec Descartes que la conscience acquiert un véritable droit de cité philosophique et une signification positive, à la fois comme fondement et comme modèle de toute vérité. Descartes propose de se défaire au moins un fois dans sa vie de toutes les idées et detoutes les croyances reçues pour les soumettre à l’épreuve du doute. Il découvre alors que l’unique certitude qui résiste au doute est « Cogoto ergo sum », « je pense donc je suis ». Ainsi dès que je pense et au moment où je pense, j’ai en même temps et nécessairement conscience d’exister. Sujet et objet , pensée et être sont ici confondus. La formulation du « cogito » constitue le modèle d’unevérité.
Cette certitude qui se dégage est la plus assurée mais aussi la plus pauvre. Je sais que je suis mais par encore qui je suis. Cette certitude porte sur l’existence mais non sur l’essence du sujet pensant.
La question reste entière en ce qui concerne la nature de ce « je » qui pense. Ce passage du « je » au « moi », c’est engagé l’hypothèse de l’identité et de la permanence du sujet pensant àtravers la diversité de ses représentations. Le sujet devient une substance. Descartes sépare cette substance pensante du corps. Il introduit ce dualisme entre l’âme et le corps et la question de leur union.

Pour Kant l’identité le « je » n’est que le résultat d’une activité. Elle est une fonction nécessaire de la pensée mais ne me livre pas la connaissance de moi-même comme substance. Kantconçoit l’identité plus comme un pouvoir d’identification. Ce pouvoir permet d’identifier des relations entre les objets saisis en des lieux et des temps différents. Cela permet alors de les poser (ces objets) comme identique. Ils sont saisis ensemble dans ma conscience. Cette unité originaire de la conscience de soi procure aux représentations leur cohérence. Si cela n’était pas le cas, le monde...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • la conscience
  • La conscience
  • La conscience
  • La conscience de soi
  • La conscience
  • La conscience de soi
  • La conscience
  • La conscience

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !