La conscience

3939 mots 16 pages
S’il est un être qui intrigue le philosophe, c’est bien l’animal ; on serait bien tenté comme le fit Descartes de ne voir en lui qu’un être sans âme, duquel l’esprit est totalement absent, mais n’est-ce pas oublié que, comme son nom l’indique, nous avons affaire à un être animé, c’est-à-dire un être en mouvement et dont les mouvements sont imprévisibles, qu’aucun calcul ne peut déterminer à l’avance. Je puis en effet calculer la trajectoire que suivra la chute d’un corps purement matériel, une pierre ou un bloc de métal, il m’est impossible, avec la même certitude de prédire que tel animal, même le plus rudimentaire, s’orientera dans telle ou telle direction s’il se trouve dans telle ou telle condition.
Il y a donc une part de liberté chez l’animal qu’on ne rencontre pas dans la chose inanimée, une part d’indétermination qui semble être le propre de la vie et du vivant. C’est cet aspect du vivant qu’analyse ici Bergson en réfléchissant sur ce qui différencie la conscience de l’animal et la conscience humaine. Car en effet s’il ne nie pas que l’animal ait une conscience, il ne tombe pas non plus dans l’écueil de l’anthropomorphisme et insiste sur la différence de nature et non simplement de degré qui différencie la conscience animale de celle de l’homme.

Bergson parle en effet, dès les premières lignes de ce texte, d’une différence radicale entre ces deux formes de conscience. Par cet adjectif il laisse entendre que cette différence se situe véritablement à la racine même de la conscience et qu’elle ne relève pas du plus ou du moins puisque même l’animal le plus intelligent, c’est-à-dire possédant la capacité de résoudre les problèmes qu’il peut rencontrer dans son existence quotidienne, ne manifeste rien dans son comportement pouvant laisser supposer la présence d’une conscience comparable à celle de l’homme.

Pour confirmer cette affirmation, Bergson va dans la partie suivante définir plus précisément ce qu’il faut entendre par conscience : la conscience

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