La larvothérapie

Pages: 17 (4067 mots) Publié le: 10 janvier 2011
La Larvothérapie

SOMMAIRE

I. Historique

1. Larvothérapie en temps de guerre
2. Larvothérapie au XXème siècle
3. Regain d’intérêt

II. La mouche – Lucilia Sericata

1. Taxonomie
2. Cycle de la mouche
3. L’asticot
4. La myiase

III. Les modes d’intervention des larves

1. Différents types de plaies
2. Différents types de détersion
3. Ladétersion
4. Action antibactérienne
5. La stimulation du tissu de granulation

IV. La larvothérapie aujourd’hui

1. Pourquoi Lucilia Sericata
2. Indication
3. Contre-indication
4. Effets secondaires
5. Elevage et stérilisation

V. La larvothérapie en pratique

1. Législation française et européenne
2. Les produits disponibles
3. Effectuer un traitement enFrance

VI. Faisabilité de la larvothérapie

1. Avantage
2. Inconvénients

I. HISTORIQUE

L’utilisation des larves était déjà mise en pratique lors des cérémonies mayas en Amérique centrale. Cela consistait à laisser des pièces de bœufs ensanglantées au soleil avant de les appliquer sur certaines tumeurs superficielles. La viande devait probablement être recouverte de larves aprèsexposition au soleil. Certaines sociétés primitives ont constaté les effets bénéfiques et curatifs des larves de mouches sur des plaies infectées.

1. La larvothérapie en temps de guerre

Ambroise Paré est reconnu comme précurseur de la larvothérapie. Durant la bataille de Saint-Quentin en France il souligne la présence fréquente des larves sur les blessures et observe la guérison deces blessures. Egalement, durant la guerre en Syrie, le baron Dominique Jean Larrey remarque une accélération de la cicatrisation des plaies lorsque celles-ci sont infectées par de larves, ainsi que la disparition des tissus morts. Durant la guerre de sécession Joseph Jones, médecin militaire nota les mêmes effets bénéfiques.

2. La Larvothérapie au 20ème siècle

Le père de lalarvothérapie moderne fut indiscutablement William Baer, professeur de chirurgie orthopédique à l’Université de Médecine Le Maryland. Pendant la première guerre mondiale, il soigna deux soldats blessés et égarés entre les lignes pendant une semaine. Ils souffraient d’une fracture ouverte du fémur, et de plaies étendues au niveau de l’abdomen. Malgré l’exposition prolongée des plaies, ils ne souffraientd’aucune fièvre. Pourtant à cette époque le taux de mortalité suite à une fracture ouverte du fémur était important même si les patients bénéficiaient des meilleurs soins. Les soldats étaient recouverts par plusieurs milliers de larves de mouches. Après avoir retiré les larves, Bear constata que les zones blessées étaient recouvertes d’un tissu de granulation alors que les plaies auraient dû êtrerecouvertes de pus en raison de la présence de nombreux types de bactéries. Après mise en culture, Bear mit en évidence la présence de quelques souches de staphylocoques et de streptocoques, expliquant l’absence de pus sur les plaies. En septembre 1928, Bear décide de traiter quatre enfants atteints d’ostéomyélite (infection de l’os). Chacun d’entre eux était déjà sous traitement depuis plusieursannées sans résultats. Il dépose sur leurs plaies des larves de mouches non stérilisées prélevée, dans le but de montrer la compétence des larves. Après six semaines de traitement, Bear constata que les blessures ont entièrement guéries, non seulement au niveau des structures profondes mais également au niveau de la peau. En avril et mai 1929, d’autres cas ont été soumis au même traitement et avecles mêmes résultats. Malheureusement dû à plusieurs cas d’infections Bear en déduit qu’il était préférable de stériliser les larves avant de les appliquer sur les plaies. Il stérilise tout d’abords directement les larves mais malgré la stérilisation parfaite de la surface des larves, elles contiennent toujours des bactéries. Cette méthode de stérilisation ne suffit pas. Il a lors tenté de...
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