La modernité est une crise qui ne se résout jamais

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La modernité est définie et perçue par tous comme quelque chose de neuf, qui n’a jamais été fait. Elle est donc condamnée à toujours se redéfinir pour ne pas faire partie du quotidien, du déjà vu, pour ne pas intégrer la tradition.
Pour construire quelque chose de moderne, il faut commencer par provoquer une rupture avec le passé. Le plus simple est souvent de ne plus suivre les règles, puisque c’est en transgressant la norme que la marge apparaît, et cette marge est le bourgeon de la modernité. Par exemple, la tradition en poésie est d’écrire de manière versifiée, de faire des formes fixes et de privilégier les belles choses. Ainsi donc, peu à peu, les poètes ont transgressé ses règles pour créer une nouvelle modernité. Pourtant, il est très difficile de créer sans cesse une nouvelle avant-garde et les gens ont très souvent le réflexe de prendre les éléments du passé dans l’espoir d’être modernes, mais comme le dit Baudelaire, «[c]’est évidemment le signe d’une grande paresse.» En effet, pour créer une rupture afin de rendre quelque chose moderne, il faut savoir « […] dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, de tirer l’éternel du transitoire.» En d’autres mots, il faut avoir la capacité de trouver les éléments modernes des époques antérieures, trouver ceux qui ont traversé le temps. Il faut trouver ce qui dure de ce qui ne dure pas. C’est ainsi que la modernité peut constamment.
Puisque la modernité est considérée comme quelque chose qui est toujours nouveau, il est très difficile pour les artistes d’être avant-gardiste. En effet, plus le temps passe, plus les artistes ont créé, et plus il est ardu de créer quelque chose qui n’a jamais été fait. Dès qu’une voie a été empruntée, il est impossible de suivre la même sans être perçu comme étant un reproducteur, car la rupture a déjà été effectuée. La recherche est donc un élément clé de la modernité puisqu’il faut trouver ce qui n’a pas encore été fait. En suivant les notes de

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