Le shéma social

Pages: 5 (1048 mots) Publié le: 17 février 2011
Le schéma social
En psychologie cognitive, les schémas sont des représentations mentales abstraites qui résument et organisent de façon structurée des événements, des objets, des situations ou des expériences semblables. Les schémas, stockés en mémoire à long terme, permettent d'analyser, de sélectionner, de structurer et d'interpréter des informations nouvelles. Ils servent donc en quelquesorte de modèle, de cadre (pour reprendre l'expression équivalente utilisée en intelligence artificielle) pour traiter l'information et diriger les comportements.
Dans le modèle du contrôle de l'action de Norman et Shallice (1980), les schémas sont des routines d'action rodées et habituelles, exécutées automatiquement à partir d'indices internes ou environnementaux.

Cognition sociale

Lacognition sociale désigne l'ensemble des processus cognitifs (perception, mémorisation, raisonnement, émotions...) impliqués dans les interactions sociales chez l'homme mais aussi chez les animaux sociaux, en particulier primates.

|Sommaire |
|1 La cognition sociale individuelle|
|1.1 Les neurosciences de la cognition sociale |
|2 La cognition sociale collective |
|3 Références |
|4 Voir aussi |

[pic]La cognition socialeindividuelle[modifier]

Par les termes mêmes, la cognition sociale renvoie à l'approche cognitiviste en psychologie. Dans cette perspective, les objets sociaux font l'objet de représentations mentales de type schémas (c’est-à-dire des éléments caractéristiques, les attributs prototypiques et des exemplaires). Par exemple, le concept de professeur s'inscrirait dans un schéma avec des attributs commel'autorité, le savoir et des exemplaires que seraient les professeurs qui nous ont marqués. Or selon la théorie cognitiviste, l'activation d'un concept (par un élément du contexte, par une réminiscence active, ou autre) est censé faciliter l'accessibilité à son schéma et aux concepts qui lui sont liés. Ainsi, dans la sphère sociale, l'interaction avec un individu donné activerait une série deschémas qui eux-mêmes influenceraient notre cognition sociale par ce qu'ils évoquent. Par exemple, si l'on nous présente un individu comme étant professeur, notre jugement pourrait se trouver biaisé par le schéma activé par ce concept : cet individu nous semblera savant ou autoritaire en fonction des représentations mentales associées au schéma activé.
Cette perspective offre ainsi une explication auxphénomènes de préjugés, de racisme, mais aussi d'amitié...

Les neurosciences de la cognition sociale[modifier]

A partir des années 1990, les neurosciences cognitives ont commencé à s'intéresser aux bases cérébrales de la cognition sociale. En particulier, les études neuropsychologiques de patients victimes d'une lésion cérébrale dans certaines régions du lobe frontal ont eu un impactretentissant en montrant que ces régions jouaient un rôle crucial dans le jugement social et les interactions avec autrui. L'exemple historique qui illustre le livre du neurologue Antonio Damasio L'Erreur de Descartes est le cas de Phineas Gage (1823-1860) dont le comportement social aurait été modifié à la suite d'un accident lui faisant perdre une partie du cortex préfrontal. Au-delà de cetteobservation anecdotique, les neurosciences cognitives ont depuis largement confirmé l'importance de certaines régions du cerveau dans les processus sociaux au moyen de l'imagerie cérébrale. On peut citer quelques exemples[1]
• le cortex temporal, en particulier le gyrus fusiforme dans la reconnaissance des visages et le sillon temporal supérieur dans la perception de la voix humaine ;
• le...
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