Pensée de soi

1640 mots 7 pages
Après avoir constaté mon existence (cf. cogito cartésien), je constate que j'ai constaté mon existence : je constate donc qu'il existe en moi une capacité de réflexion sur moi-même (cf. le mot "réflexion"). Ce constat n'est pas réfutable car dès le cogito, le "je pense" est pensé par moi, et donc je me pense. Aucune théorie métaphysique ultérieure ne pourra réfuter ceci, car cette théorie, pensée par moi, et parlant de moi (puisque étant métaphysique) fournit elle-même un exemple ou je pense sur moi.

La pensée de soi nécessite la potentialité d'action sur soi, et est d'autant plus grande que celle-ci est importante. En effet, si quelqu'un d'autre me pense, cela ne modifie pas mon état, mais si je me pense, cette pensée a lieu en moi, et donc modifie mon état. Comme je suis à l'origine de cette pensée de moi, j'agis sur moi ; si je n'avais pas cette possibilité d'action sur moi-même, je ne pourrais donc pas me penser, et mes pensées seraient une suite linéaire d'idées se succédant mécaniquement les unes aux autres (cf. ce qui se passe dans un ordinateur), sans que j'en suive le fil, et donc sans que j'en sois conscient (bien sûr, la conscience peut elle aussi être mécanique ; elle n'en est pas moins pensée de soi et action sur soi). La conscience de soi nécessite donc la possibilité d'agir sur soi (la réciproque étant probablement fausse : une action sur soi n'implique pas nécessairement une pensée de soi).

Cette conscience de soi n'est pas opposée au déterminisme (qui en est la cause) ; elle en tempère certains effets. En particulier, la notion de responsabilité, qui semblait indéfinissable dans le déterminisme, apparaît : si je peux penser mes pensées, et donc les modifier, je peux modifier une ancienne pensée, et donc contourner le déterminisme direct ; je connais donc les décisions que j'ai prises et peux les modifier (si je ne peux pas les modifier, je ne peux pas agir sur moi et suis donc dans un moment d'inconscience, d'action mécanique). Si je connais

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