Pilosophie

Pages: 13 (3214 mots) Publié le: 17 décembre 2012
Je peux être myope ou presbyte et avoir ainsi une image déformée des choses ; je peux être partiellement sourd, et mal percevoir des sons, ou ne pas percevoir certaines fréquences, etc. un bâton plongé dans l’eau m’apparaît cassé : je le retire de l’eau et constate qu’il est en réalité droit ; assis dans un train, je crois que mon train démarre, alors que c’est celui de la voie voisine quis’ébranle ; une bille roulée entre mon index et mon majeur croisés me paraît double. Quotidiennement nous expérimentons des erreurs de nos sens que nous qualifions de défaillances ou d’illusions sensorielles.
Cependant, quand elle dénonce ces défaillances ou ces illusions sensorielles, la consciencecommune le fait en les opposant aux perceptions normales et correctes des sens : elle pose donc, que, dansleur fonctionnement habituel, normal, les sens nous font percevoir correctement les choses, telles qu’elle sont réellement, tandis que, dans le cas des défaillances, pathologiques ou non, ainsi que des illusions, ils nous trompent. Il existerait donc des perceptions vraies, qui fourniraient nos connaissances et des perceptions fausses.
Mais dès lors, que les mêmes sens sains, qui « normalement »sont supposés percevoir les choses telles qu’elles sont, peuvent percevoir dans certains cas des choses fausses, comment puis je être sur, lorsque je perçois, que je suis dans le 1er cas et non dans le 2d ? la suspicion est ainsi jetée sur la fiabilité des sens et cette suspicion peut devenir une défaillance complète, qui conduit à soutenir qu’ils ne fournissent pas nos connaissances. Qu’en est ilen réalité ?

Dans l'attitude naturelle, nous nous accordons à penser que la perception, cela « tombe sous le sens ». Mais c'est oublier à quel point nous sommes actifs au sein de la perception, c’est oublier letravail souterrain de la projection de nos intentions, la manière dont l’esprit constitue la perception et y intervient de façon très active. Nous sommes si peu passifs dansla perception que ce serait une honnêteté au contraire d’avouer que la plupart du temps percevoir, c'est seulement reconnaître ce que nous cherchons, c'est anticiper ce que nous attendons, c'est identifier ce qui est bien connu. Ce qui est l'élément premier de la perception, c'est l'intention, l'activité qui la traverse et non la passivité.

  Bien lire le sujet : le sujet pose la question de l'expérience endes termes précis. Elle est implicitement considérée comme un maître (voir « enseignement ») à l'égard de qui l'esprit adopterait la position passive (voir « recevoir ») de l'écoute. Avant de discuter, en général, la
question des rapports de l'esprit et de l'expérience, il faudra mettre en question cette conception particulière.
Un point de départ à discuter : vous êtes invités à discuter lathèse
empiriste. On appelle empirisme la doctrine philosophique qui fait dériver touteconnaissance de l'expérience.
Recherche de la contradiction : on peut critiquer l'empirisme en s'appuyant sur lui. Si nous affirmons que tout est reçu de l'expérience, nous supposons qu'il y a un esprit qui reçoit cet enseignement. Cet esprit est-il purement et simplement passif? C'est ici qu'il faut analyser lanotion d'enseignement. On observera que l'élève à l'école n'est pas un simple récepteur. On observera en outre que l'enseignement se fait avec des paroles, or l'expérience ne parle pas. Il faut un esprit pour la traduire en mots et en dégager les leçons. D'où le problème : comment
l'esprit peut-il s'instruire auprès d'une expérience qu'il construit lui-même? 

   L’étymologie du terme théorie (dugrec « theorein » contempler), invite à assimiler la théorie à une simple vue de l’esprit à laquelle ne correspondrait aucune réalité. Contrairement à cela, l’expérience (du latin « experiri » : éprouver) semble avoir recours exclusivement à la réalité. Mais cette opposition radicale ne rend pas tout à faitcompte des relations qu’entretiennent ces deux notions. Aucune théorie ne doit...
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