Pourquoi refuse-t-on la concsience a l'animal ?

1207 mots 5 pages
Pourquoi refuse-t-on la conscience à l’animal ?

Le sujet pose un problème de connaissance (est-il légitime de chercher à connaître l’animal à l’aide d’une caractéristique reconnue comme humaine : la conscience ?) et un problème moral : refuser la conscience à l’animal peut-être un moyen de ne le considérer que comme une machine utilisable à volonté.

I)Ce refus est motivé par l’observation d’un instinct animal.

1)Le comportement animal est gouverné en majeure partie par l’instinct.

Les observations des biologistes (éthologues, en particulier) sur les animaux dans leur milieu naturel et les expériences en laboratoire ont permis de montrer que la majeur partie du comportement animal, si ce n’est l’ensemble dans certaines espèces, était instinctive, c’est-à-dire obéissant à une structure stricte (stimulus-réponse), innée, immuable. Cette structure conduit l’animal à répondre de manière immédiate, sans processus de réflexion, au stimulus ; la réponse ne varie pas chez l’individu et dans l’espèce. Exemple de l’oie de Lorenz.

2)Or la notion de conscience est incompatible avec la présence d’un instinct.

La conscience se définit par une connaissance de nos pensées et de nos actes, par un retour sur soi, une capacité de jugement de ce que l’on a fait. Elle permet donc un comportement à l’opposé du comportement instinctif. Bergson affirme ainsi que la conscience est « synonyme de choix », qu’elle permet la réflexion, la décision, la liberté dans le choix. Descartes observe (Discours de la méthode) qu’un animal peut savoir faire quelque chose avec plus d’habileté qu’un homme, mais ne peut modifier son action, contrairement à l’homme, qui peut répondre par son intelligence à la diversité des situations (faculté d’adaptation). On peut donc conclure, par observation et par raisonnement, que l’animal n’a pas de conscience.
Par ailleurs il semble que le caractère héréditaire, non variable de l’instinct montre la prééminence de l’espèce sur l’individu dans le

en relation