Une saison en enfer

Pages: 6 (1325 mots) Publié le: 30 avril 2013
Dissertation complète
La fin du dix-neuvième siècle est marquée par un courant de pensée nouveau, une vision philosophique qui n’avait jamais vu le jour au paravent. On s’interroge plus que jamais sur le sens de l’existence humaine. On renie tout ce qu’on avait, jadis, tenu pour acquis. Ce chemin fut inévitable pour retrouver l’essence même de l’humanité, la quête de retrouver l’unitéprimordiale. En France, on eut la chance de voir cette révolution s’enlacer à la littérature. C’est l’idée même du symbolisme. Les poètes de l’époque influenceront la littérature française pour toujours. On reconnaitra évidemment le nom de Paul Verlaine, ainsi que celui d’Arthur Rimbaud. Le dernier est d’ailleurs à l’origine d’une œuvre phare : Une saison en enfer. Cette œuvre est plus qu’une quête sur soi;c’est une véritable recherche de l’identité humaine, parfaitement représentative des idéologies qui ont révolutionné l’Hexagone : « liberté, égalité, fraternité. » Pour ce faire, Rimbaud rejette les pouvoirs qui régissent sa société dans le but de gagner la liberté. Il se penche plus particulièrement sur l’idéologie religieuse, capitaliste et scientifique.

Premièrement, tout au long de sonœuvre, Rimbaud s’attaque tout particulièrement au pouvoir de l’Église catholique, mais plus encore à l’idée même de la religion. Dans les premiers poèmes de ce recueil, Rimbaud commence par renier sa foi en déclarant : « Le sang païen revient! » (p. 180). La religion n’a pour lui que des effets pervers qui l’emprisonnent et qui restreignent la liberté de chacun. Rimbaud soutient que la France estservile face à l’Église tout comme en témoigne le champ lexical de la soumission : « La France fille ainée de l’Église », « dans les conseils du Christ », « Il faut se soumettre à son baptême » (p. 179 et 182). Toutefois, la chute de l’Église, dans son esprit, entrainera la sienne. En effet, Rimbaud finit par comprendre assez rapidement que lui-même est « esclave de [son] baptême. » (p.185)
Dans unmême ordre d’idée, dans la seconde partie du recueil, Rimbaud renoue avec la spiritualité, mais il l’aborde de façon tellement plus personnelle. Il continue tout de même à s’attaquer à l’organisation ecclésiastique, cette fois-ci, en utilisant un vocabulaire très dépréciatif en parlant des représentants religieux : « bandit, -prêtre » (p.201). Cependant, ses attaques contre l’Église ne letoucheront pas, dans le sens qu’il s’en détache. Rimbaud n’est plus mené par la peur de l’enfer ni par les mensonges qu’on lui faisait avaler : « C’était bien l’enfer », « la fin de la superstition » (p.202). Ainsi, Rimbaud se libère et se donne à une adoration beaucoup plus personnelle, l’adoration de la vie : « Esclaves ne maudissons pas la vie », « Je bénirai la vie » (p.203). Bref, dans ce recueil,Rimbaud se libère de l’emprise de l’Église et renoue avec la spiritualité en lui donnant un sens plus libre, plus personel.

Deuxièmement, au cours de sa quête de vérité, Rimbaud analyse profondément l’impact de l’idéologie capitaliste sur la société moderne et le portrait qu’il en fait est loin d’être flatteur. Au contraire, tout au long de sa descente aux enfers, l’auteur dresse un bilan asseznégatif de ce qu’amène l’idéologie de productivité. Le travail semble ne pas avoir de sens à ses yeux. Il l’abomine : « J'ai horreur de tous les métiers » (p.178). En fait, Rimbaud ne s’arrête pas là. Il soutient que le travail est une forme d’esclavage, et ce, à tous les nivaux comme le montre ce superbe parallélisme en gradation : « Marchand, tu es nègre; magistrat, tu es nègre; général, tu esnègre; empereur, vieille démangeaison, tu es nègre » (p.182). Encore une fois, il se sent prisonnier d’une idéologie de sa société. Bien que Rimbaud utilise des figures de style traditionnelles, il ne peut résister à l’envie de pulvériser les formes fixes qui régissent la poésie de l’époque.
Au cours de la remontée, Rimbaud se fait une tout autre idée du travail et semble l’avoir complètement...
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