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Pages: 18 (4394 mots) Publié le: 17 août 2014
Les problèmes des villes d’Afrique

Afrique : date des derniers recensements

I. Le fait urbain en Afrique
1. La relativité des informations statistiques
Le document ci-contre montre la relativité des informations statistiques sur l’Afrique. Il est élaboré à partir des données de l’O.N.U. qui font le point sur les derniers recensements. 
On se rend compte qu’une large partie del’Afrique n’a pas connu de recensement de la population depuis la décennie 80. 
Certains pays même n’ont pas connu de recensement depuis la décolonisation des années 1970. Des pays aussi importants que le Nigeria, n’ont pas mesuré la population de leurs villes depuis les années 1970. Tout cela doit vous conduire à la plus grande humilité quant aux chiffres qu’on pourrait vous donner. 
Enfin, même s’ilexiste un recensement récent, la nature même des villes africaines, leur dynamisme, le caractère mobile, volatile de la population qui y séjourne doit pousser à la plus grande prudence concernant toute estimation chiffrée. Mais cela ne doit pas nous empêcher de dégager un certains nombres de caractères :
2. Le Continent encore le moins urbanisé
(Carte page 253)
Les deux tiers des habitants ducontinent sont encore des ruraux, ce qui constitue le record mondial pour un continent. On ne retrouve des taux de ce type qu’en Chine et en Inde, et encore l’urbanisation y a-t-elle pris de l’avance sur l’Afrique.
 
 
5 villes africaines dans les 70 premières mondiales en 1996
Rang mondial
Ville
Population
Millions
Croissance annuelle
14
Le Caire
11,7
2,1 %
29
Lagos
7,3
6,9 %41
Kinshasa
5,0
5,5 %
46
Johannesburg
4,7
1,4 %
66
Alexandrie
3,6
2,0 %
Source : Geopolis
  Aucune des dix premières villes mondiale n’est africaine, et il y a moins de trente villes millionnaires en Afrique en 1999
Les deux premières villes africaines : Le Caire et Lagos sont respectivement 14ème et 29èmes.
 
Les taux d’urbanisation dépassent les 50 % au Nord et au Sud ducontinent, il les approche dans certains pays peu peuplés du littoral occidental. Ailleurs, il est très faible : dans le Sahel, y compris dans la populeuse Ethiopie, et en Afrique Centrale notamment
3. Le Continent dont le dynamisme urbain est aujourd’hui le plus grand
Des rythmes record, après l’indépendance
De 1950 à 1995, la population de l’Afrique a été multipliée par trois, celle des villesafricaines par neuf !
Dans les années 1960 et surtout 1970, on observe des taux de croissance urbaine record : jusqu’à 10 % par an pour certaines villes d’Afrique Noire (Lagos, Abidjan, Kinshasa...)
Depuis les années 1980, le rythme s’est ralenti, en particulier dans les pays qui ont atteint d’ores et déjà 50 % de population urbaine, mais on reste sur des taux de 5 % par an, soit un doublement dela population urbaine en moins de 10 ans !
Le poids des ruraux et des jeunes
Les raisons de ce dynamisme se trouvent à la fois dans un fort exode rural, et dans un fort dynamisme naturel.
Dans les pays qui ont aujourd’hui dépassé les 50 % de taux d’urbanisation, on constate que l’exode rural n’intervient plus que pour moins de la moitié dans la croissance urbaine ; celle ci étant complétée àla fois par un fort accroissement naturel et par la venue de migrants d’autres villes, souvent plus petites (on pourrait parler d’un exode rural "à étapes "?)
Il n’en reste pas moins que les ruraux pèsent d’un grand poids dans les villes africaines, où ils tentent de conserver des pratiques économiques et culturelles : présence d’animaux de bât voire de boucherie au cœur de la ville, marchés àcaractère rural, maintien d’activités agricoles (petite agriculture maraîchère par exemple...), vie " de village " en plein air...
On est par ailleurs saisi, dans les villes d’Afrique, par le nombre de jeunes. Dans des pays où l’âge médian est le plus souvent inférieur à 20 ans, les villes offrent le visage surprenant (pour nous) d’une extrême jeunesse de la plus grande partie de leur...
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