Volubilis

Pages: 6 (1450 mots) Publié le: 12 novembre 2012
Volubilis est une ville antique romaine située sur les bords de Oued Khoumane, rivière de la banlieue de Meknès (Maroc), non loin de la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun où repose Idrîs Ier . Le nom de la ville vient du latin volubilissignifiant "qui tourne, qui a un mouvement giratoire". Le nom berbère de la ville est Walili, Oualili, ou Walila (arabe : walīlā وليلى) qui désigne la fleur de liseron. La ville vivait du commerce de l'huile d'olive. On retrouve dans les ruines de nombreux pressoirs à huile. Le site de Volubilisest occupé dès le Néolithique, mais il se développe surtout à l'époque mauritanienne au IIIe siècle av. J.C.. La cité est gérée par des suffètes (le nom des premiers magistrats de Carthage), des magistrats suprêmes, comme à Carthage. Elle s'installe sur l'oppidum, formé des futursquartiers du sud et du centre. Elle est protégée par une enceinte en brique crue, avec des maisons de même matière à l'intérieur. Peu avant l'invasion romaine, un tumulus est élevé sur l'angle Nord-est de l'enceinte. C'est certainement un cénotaphe (monument érigé à la mémoire d'un mort). Dès avant la provincialisation de la Maurétanie Tingitane, Volubilis est une cité montrant de nombreuxcaractères romains : certains des magistrats de la cité sont appelés « édiles », des habitants relativement nombreux ont déjà la citoyenneté romaine[1].
En 42 av. J.-C., l'empire romain annexe le royaume de Maurétanie Tingitane (de Tanger), après l'assassinat par l'empereur Caligula du roi mauritanien Ptolémée. Volubilis se range alors résolument dans le camp des Romains en créant une milice quicontribue à l'anéantissement de la révolte contre l'Empire menée par Aedemon, affranchi de Ptolémée. Volubilis est récompensée de cette loyauté par l'empereur Claude qui lui attribue le statut de municipe romain : tous les habitants libres de Volubilis sont désormais des citoyens romains[1].
Un forum, quatre édifices thermaux publics et des maisons sont construits. Un aqueduc apporte l'eau des sourcesdu Djébel voisin jusqu'à deux fontaines publiques, les thermes et les maisons. Deux puits et une citerne complètent ce réseau. Les maisons se couvrent de toits à double pente en tuiles romaines. Un temple avec ses lieux d'offrandes et de sacrifices se construit sur les pentes du tumulus.
En 168-169, la construction est limitée par l'édification d'un rempart percé de huit portes, chacune encadréepar deux tours. Des édifices publics sont agrandis, d'autres sont bâtis. Des maisons richement décorées de mosaïques sont dotées de thermes privés. On trouve de nombreuses installations commerciales et artisanales. Un portique borde le decumanus maximus (voie principale) depuis la porte de Tanger jusqu'à l'Arc de Triomphe, dédié à Caracalla pour le remercier d'avoir accordé une remise des arriérésd'impôts à la province, remise connue par l'édit de Banasa[2]. Ces faveurs garantissent une grande prospérité pour les grandes familles, c'est une période de grands projets architecturaux qui marque l'apogée de la ville.
Vers 285, les fonctionnaires romains quittèrent la région pour se replier sur Tanger.
Le retrait des Romains se traduisit aussi par des changements de mode de vie. L'aqueducn'était plus correctement entretenu et la ville se déplaça : les habitants abandonnèrent les parties hautes pour se rapprocher de la rivière.
L'invasion des Vandales, venus d'Espagne en 429, marqua la fin de la période romaine. Vers 600, l'habitat se replie progressivement sur la pente ouest, à l'intérieur d'une enceinte réduite. Les fortifications sont prolongées du côté de l'oued Khoumane. On...
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